26 juillet 2009
un match made in sud !
quelle idée peut bien trotter dans ma pauvre caboche pour devoir faire un match entre 2 vins différents,
éh bien tout simplement la réception de mes nouveaux crachoirs qui me permettent de ne pas devoir tout avaler, loin de moi l'idée de tout recracher non plus, faut pas déconner
l'ermitage du pic saint-loup 2005 coteaux du languedoc pic st loup est ouvert depuis la veille
et il se goute encore mieux qu'hier
le nez évoque clairement les fruits rouges et noirs, les épices douces, la réglisse
la bouche est d'une très jolie pureté, comme une caresse, d'un soyeux magnifique, très facile à boire, belle matière entièrement ouverte, avec ce qu'il faut d'amertume noble pour lui apporter une très belle fraicheur
une vraie gourmandise qui se laisse boire toute seule, mais ce n'est pas vraiment un vin de soif, car combien tiennent 24 heures d'aération ? à mon sens ce vin peut durer
la finale est belle, sans être grande non plus
bien+/très bien et un superbe rapport qualité/prix (de mémoire largement moins de 7 euros)

le marquès de vitoria "crianza" 2004 rioja ne déméritera pas et lui tiendra même la dragée haute jusqu'à ce que le très léger supplément de matière et de complexité du pic gagnera mes faveurs et mon suffrage
le nez est clairement sur les fruits rouges à l'alcool, les bonbons acidulés et la rose
la bouche est très fortement épicée, très bien fruitée, avec un fond certain. la matière est encore un poil serrée, mais le vin très aérien, facile à boire, d'un bel équilibre, avec une légère âpreté qui me font dire que je pense que ce vin a de l'avenir, et surtout au regard du reserva 98 que nous avons slurpé la semaine dernière et qui m'avait beaucoup plu
jolie finale sur les fruits rouges acidulés et une petite sensation chaleureuse
bien pour l'instant,

mais que le match fût beau, ça s'est presque joué aux prolongations
25 juillet 2009
petite réunion entre amis
en ce samedi de grâce 18 juillet, j'avais invité mes amis jean-françois et christian à diner à la maison
pour la circonstance j'ai proposé de faire une dégustation à l'aveugle en essayant de faire en sorte que même si les accords mets-vin ne sont pas parfaits, loin de là, au moins qu'ils ne détruisent pas les vins ou les mets
sur 15 vins servis, 2 m'ont franchement déçu
pour une, problème de bouteille, pour l'autre j'espère que c'est ça aussi, ou alors ça voudrait que le vin s'est complètement effondré en 3 ans...
le premier vin servi non à l'aveugle, juste histoire de nous aviner le palais, m'est encore apparu plus moyen que les 2 dernières fois et un autre est complètement en train de s'éteindre, étonnant pour un 2004 !
sinon de grosses surprises, quelques consécrations pour moi, bref, bien content de la soirée, entre amis, uniquement pour le plaisir
c'est ce que je vais vous conter
il était une fois, une jolie princesse, de feu mon épouse, qui eût envie de faire un repas de circonstances pour les fines gueules que nous sommes, bref pour de vieux saoûlards comme nous
il était une fois un prince, bien gentil de son état, mais qui mériterait de prendre un sacré paquet de coups de pieds au cul car cet imbécile a oublié de prendre les plats en photo, ça c'est moi vous l'aurez deviné
il était une fois sophie et jean-françois, amoureux fous l'un de l'autre de leur état, décidés à venir passer une "sacrée soirée" qui s'imaginaient bien que ma personne n'allait sûrement pas s'arrêter à servir 2/3 boutanches seulement, pas le genre de la maison
il était une fois christian, impressionnant de son état, mais dont le physique imposant l'est bien moins que sa gentillesse et son bon gout de la vie et surtout des bonnes choses, est arrivé après avoir fait quelque menues visites des petites rouettes de campagne, dignes du pire labyrinthe de nos cauchemars, est arrivé, le sourire aux lèvres et avec sa bonne humeur qui est en train de devenir légendaire
bref, le décor était planté
les vins ont tous été ouverts vers midi pour un service vers 19h30/20h30 le soir, les rouges maintenus vers 16/18 degrés grâce à une glacière électrique, non pas que les températures soient si caniculaires que celà en notre belle et vieille campagne du pays de caux, mais parce que 23/25 degrés c'est quand même de trop pour de si nobles boissons
pour nous aviner aviner les verres, je sers le premier vin
le nez évoque le litchi, d'une belle netteté, très simple, très fruits exotiques, sans défaut notable
la bouche c'est le hic... facile et ronde, manque latent d'une quelconque complexité même naissante, équilibre moyen, fruit absent, pas de plaisir, pas de matière, pas d'ampleur, très peu de longueur, reste des sucres résiduels en finale alors que vendu pour un sec, bref très BOF
c'est un domaine Ostertag-Hurlimann 2006 gewurztraminer fronholz... dont j'apprécie le liquoreux mais pas ce vin là...
premier vin servi à l'aveugle :
le nez est puissant, minéral et tendu, avec des notes de citron et de pamplemousse
en bouche l'acidité est un peu trop marquée (christian bôôôôôôôôôcoup !), les notes minrales et salines sont bien présentes, la matière est assez jolie, la longueur moyenne, l'impression d'un vin à boire vite et frais car au réchauffement c'est pas mieux, plutot pire bien quand même pour ce
domaine de l'écu "expression d'orthogneiss" 2007 muscadet sèvres et maine pour le prix (7,50 euros) on a vu bien pire bien mieux que le 2005 bu très récemment chez mon ami vincent et qui était d'une platitude déprimante
on continue avec un vin dont le nez est fortement marqué par des notes de fruits blancs et de fleurs blanches, de poire, de minéral, mais somme toute discret
la bouche est saline, mais aussi marquée par une acidité trop importante qui me déçoit, connaissant le 2005 du domaine, bien meilleur pour tout dire, gros manque en milieu de bouche avec sensation presque terreuse
un vin certes assez fin, mais trop léger, dont la finale tombe trop vite et dont l'alcool a tendance à brûler
assez bien sans plus pour ce domaine michel 2007 viré-clessé...

de mauvaiseté, j'ouvre une demi-bouteille de sa grande soeur de 2005 tellement je suis déçu, me demandant si je n'avais pas rêvé
le nez est marqué par des notes minérales, des fruits bien mûrs, la bouche est magnifique et allie ampleur et longueur, une matière bien présente, un vin qui marquera l'assemblée en faisant l'unanimité et qui me fait dire d'arrêter mes achats de 2007, très bien+, comme le jour et la nuit...
le suivant présente un nez rigolo de fraise, de fleurs blanches, très minéral et tendu comme il le faut sur des notes de pierre à fusil et de bourgeon de cassis
la bouche est fortement marquée par le minéral, saline, qui allie une puissance pas encore maitrisée, une très belle pureté, un petiot côté végétal pas dérangeant pour 2 sous qui me fait dire que ce vin n'est qu'au début de sa vie, très belle longueur saline et qui termine en queue de paon très bien ! fallait au moins ça pour passer après un ovni !
domaine pascal et nicolas reverdy "terre de maimbray" 2007 sancerre blanc !

on passe aux rourouges !
le nez est sur les fruits noirs compotés et à l'alcool, puissant et chocolaté , légèrement animal (foxé)
la bouche est soyeuse, d'une belle fraicheur, très bien équilibrée et agréable, très buvable, mais d'une longueur limitée bien+ pour ce coup de poker car je n'avais jamais gouté ce vin
c'est un domaine plageoles "le duras" 2005 gaillac pour une huitaine d'euros !

le suivant présente un nez très animal et chocolaté, avec des notes de fruits à noyaux à l'alcool
la bouche est un peu sèche et présente une certaine finesse, ceci dit le milieu de bouche est creux et la finale fuyante, le vin n'en est pas moins agréable à table et pour moins de 4 euros, on est loin d'être volé !
domaine des cassagnoles "tannat" 2003 vin de pays des côtes de gascogne ! vin qui m'avait été offret par jean-françois il y a quelques années, il ne s'en rappelait pas ! bien 

le suivant présente un léger côté végétal que je n'avais jamais ressenti jusqu'alors, l'ayant déja bu pas moins de 4 fois en 2 ans, une belle fraicheur, des notes de fruits rouges et plus surprenantes d'encalyptus
la bnouche est assez maigre, nerveuse, et portée par une acidité élevée, matière fluette et qui semble fatiguée, finale tombante hyper-courte, moyen sans plus...
déception pour ce flacon du domaine des chênes "le mascarou" 2004 côtes du roussillon-villages tautavel qui ne s'est jamais gouté aussi mal... mauvais flacon ou vin déclinant ?

le suivant ne relèvera pas le niveau
le nez très animal avec des notes de fruits noirs et de bonbon acidulé (???)
la bouche est maigre et agressive, sans aucun charme, sans fruit (brett ?) pas de matière, pas de finale, bref on a conclu à un échantillon défectueux pour ce chateau de chantegrive 2000 graves rouge qui n'a rien à voir avec la dernière bue il y a 3 ans... ça m'étonnerait qu'il soit tombé aussi vite... tant pis !

on continue avec ce vin qui fleure bon le cuir et la fourrure , complexe, avec des notes de fruits noirs à l'alcool, de vanille, d'épices douces, un nez très puissant : ça envoie dur !
la bouche présente un tanin encore un peu grossier presque granuleux, le milieu de bouche est un peu dur et étriqué et- la finale loin d'être mémorable assez bien
on est en italie avec ce fattoria di basciano 2005 chianti rufina qui est peut-être un peu jeune, les spécialistes le diront mieux que moi

on continue car le niveau a franchement baissé
le nez est sur les fruits rouges et noirs compotés, la réglisse, très pur
la bouche présente un équilibre superbe, les tanins sont très gourmands, légèrement pâtinés mais encore un peu serrés, un vin que je trouve magnifique, tellement qu'il garnit ma cave depuis car j'ai foncé en racheter ce matin (16 euros), très belle finesse, texture d'une onctuosité rare, très grande longueur, diantre ! très bien+/excellent à gros potentiel (à mon sens)
Marquès de vitoria "reserva" 1998 rioja !
je n'avais pas de préjugé sur les vins espagnols que j'ai très peu eu l'occasion de déguster, on peut dire que l'essai est plus que concluant !

rien qu'à sa couleur le vin suivant change de région et bascule probablement dans le bordelais !
le nez prsente des notes animales, avec un fruit noir très concentré, bâton de réglisse, de caramel, d'épices douces et d'une très belle fraicheur, ainsi que des notes de pain grillé/toasté, un élevage classe typique rive gauche bordelais !
la bouche waouh ! elle allie grande fraicheur aromatique et un équilibre somptueux, ce vin laisse sans voix, ample, très long, difficile de trouver les mots, la texture est fondue, la finale magnifique, il sera le vin de la soirée excellent à excellent+
chateau belle-vue 2001 haut-medoc... qu'est-ce que j'adore ce domaine ! m'en mettrez 2 douzaines ! rapport qualité prix somptueux !

on continue avec un vin présentant une robe qui tire plus vers le rubis foncé/grenat légèrement rosé sur le bord
le nez présente des fruits rouges et noirs en pagaille, de la vanille (élevage) beaucoup d'épices, légèrement (subtilement devrais-je dire) réglissé, bref un nez complètement ouvert
en bouche l'équiolibre est très beau, et les tanins sont très fins et gourmands sans aucune note agressive à quelque moment que ce soit, beaucoup de matière, d'un raffinement qui rivalise presque avec celui du vin précédent, belle puissance, finale très loooongue sur des notes de mûre, de minéral et aussi une petite astringence un peu dérangeante pour tout dire, qui mérite de se fondre et qui nous a un peu gâché ce vion à mon sens que personnellement je n'avais jamais si bien gouté, mis à part ce défaut qui n'est, à mon sens, pas rédhibitoire bien+/très bien avec du potentiel de garde impressionnant (plus de 10 ans)
chateau cornélie 2005 haut-medoc... comment passer une soirée entre amis et ne pas en gouter, la prochaine fois ce sera un autre millésime...

le vin suivant présente un élevage classieux encore présent à ce stade, au nez tout du moins. cèdre, notes de fumé, épices douces, vanille, réglisse, fruits noirs, et rouges, bonne fraicheur qui nous fait pressentir un équilibre avec une acidité assez basse, léger grillé, prune, cerise noire à l'alcool
en bouche l'équilibre est parfait et l'acidité assez basse, l'harmonie se fait parfaitement entre le fruit et l'élevage, beaucoup de matière, belle concentration d'arômes, un vin à parfaite maturité, très complexe, grande longueur, j'adoooooooore ! très bien+/excellent !
chateau sénéjac 2001 haut-medoc... merci à patrick d'avoir fait ce vin et de me l'avoir fait découvrir. à noter que j'ai payé cette bouteille 8 euros aux enchères, ça fait réfléchir quant au rapport qualité/prix de certains chateaux...

le vin suivant présente une robe noire, pas du tout évoluée alors que la dernière bue commençait à gentiment s'oranger sur le bord
le nez présente clairement un problème : certes quelques notes de cassis, de tabac et de cèdre typiques de pauillac, mais aussi une note d'éther qui me fait grimacer fortement et même me prendre la tête dans les mains
la bouche serrée, hyper-jeune, très tannique, très très astringente, très acide, la finale est tombante et très sèche (pas du type planche, plutot du genre extraction exagérée, rien du tout avec la merveille que j'ai pu boire très récemment bien sans plus et à mon sens très loin de son niveau
chateau pontet-canet 2001 pauillac 5eme cru classé, grooooooosse déception sur ce flacon ! très largement dominé par des flacons plusieurs fois moins chers que lui... dire que je voulais mettre sociando-mallet 2001...

je n'avais prévu qu'un seul liquoreux, je ne voulais pas me planter
je l'ai gouté au sortir de la boutanche, ouaih, certes un peu réduit, mais avec des arômes me rappelant un certain filhot 1983 qui avait mis pas moins de 48 heures à s'ouvrir après
alors je me dis : CARAFAGE ! et zou 12 heures au frigo !
viens alors minuit, l'heure des sorcières qui changera le vilain petit canard en somptueuse princesse (euh... c'est pô ça je crois, peu importe !)
le nez est d'une complexité folle avec des notes de coing, d'abricot, de miel, de caramel, d'orange confite, très puissant... un ange passe
la bouche... mon dieu ! une merveille d'équilibre, qui allie fraicheur aromatique, un sucre pas totalement intégré et qui avec une petite amertume noble donne un peps sensationnel, la bouche est riche tout en étant aérienne
ce vin se suffit à lui-même, je précise : "cherchez pas dans les tout-grands"... personne n'a cherché à vrai dire... le plaisir de l'instant présent, la bouteille qui semble se vider toute seule
seule la longueur n'est "que" très belle avec un retour sur l'amertume noble (écorce d'orange) et une acidité bienvenue qui fait perdurer un moment magnifique
j'ai beaucoup de difficulté à décrire fidèlement ce vin tellement il m'a mis une claque, un monstre de finesse et d'élégance, j'ai trouvé ce vin grand, un grand vin dans un grand moment
c'est un chateau de Rayne-Vigneau 1976 sauternes 1er cru classé


rien besoin de plus, la nuit sera calme et paisible
que c'est reposant de passer de telles soirées, ou la qualité des vins compte certes, mais surtout ou le mot convivialité s'écrit avec un énoooooooooorme "C" et ou le mot amitié s'écrit avec un "A" tellement grand, que toutes les feuilles du monde ne seront jamais assez grandes pour le contenir
merci à vous mes amis, vous serez toujours les bienvenus sous mon modeste toit !
24 juillet 2009
un pic saint-loup pour une bonne nouvelle !
éh oui, chuis content !
oh, pas de moi, toujours les factures toujours plus grosses qui tombent dès que le découvert commence à se boucher, mais parce que mon ami patrick a enfin eu son certificat d'urbanisme pour son terrain, va enfin pouvoir monter un bâtiment dessus et y mettre son matos qui pourrit dehors depuis trop longtemps
donc ce soir j'ai décidé de casser la gueule à un ermitage du pic saint-loup 2005 coteaux du languedoc "pic saint loup" que j'ai en cave depuis pas mal de temps
bouchon nickel de chez nickel
la robe est d'un rubis assez clair, les larmes assez rapides et fines
le nez évoque un panier de fruits rouges et noirs, des épices (poivre, piment) et floral et minéral
la bouche présente un bon équilibre, une matière intéressante, portée par les fruits à l'alcool, une finale moyenne
bien
au fait : désolé pour le peu de messages, mais beaucoup de boulot en ce moment, et pas beaucoup de dodos...
14 juillet 2009
inventaire de la cave et autres...
comme vous le savez, j'en ai profité (trop) pour remplir ma cave qui commençait à sérieusement à faire cale sèche niveau grands bordeaux
je dis ça mais mes amis cavistes pourraient me mettre des claques tellement mes choix étaient variés, passant des grands crus aux très simples (rosé moelleux, simples vins de pays...)
et là ça va mieux et heureusement car j'ai 2 dégustations de prévues à la maison dont une samedi prochain ou j'accueille mes amis christian et jean-françois pour une tite dégust' d'une bonne dizaine de boutanches, inclus quelques bombes !
et bien sûr dimanche 30 aout ou le cercle biscornu LPV haute-normandie reçoit l'ami patrick Grisard en OFF car cession non-officielle, vacances obligent, bref pour des vacances qui devaient être calmes, ça va bouger un peu quand même
si non les congés pour moi c'est quand ??? fin aout
bah oui, pourquoi monopoliser une place en pleine saison sachant que je ne peux pas partir alors que quelqu'un d'autre en aurait besoin... j'espère seulement que tous s'en rappelleront l'an prochain, c'est autre chose, mais ma mémoire fonctionne bien dans certaines circonstances
bref,
pourquoi ce post ? c'est assez simple en fait
pendant des 2/3 dernières années j'ai boudé les grands crus du bordelais pour les prix et le boisé excessif que je trouvais dans les différents échantillons
or, certains vins m'ont redonné confiance en cette somptueuse région, dont je suis tombé amoureux depuis mes débuts viniques, du genre cornélie évidemment, mais aussi belle-vue, beauséjour cuvée 1901 (montagne), branaire, pontet canet etc...
et les prix que diable ! trouver des grands crus entre 15 et 40 euros est plus raisonnable que ce ne l'était à un moment donné ou le jus de raisin baigné dans la planche se vendait à prix d'or
je m'explique : on trouve aujourd'hui et souvent par le biais de professionnels des années plus ou moins anciennes au même prix, voire même beaucoup plus bas que certains millésimes très récents comme 2007 ou 2006, à part quelques coups que j'ai pu faire sur 2005 du genre montrose, léoville poyferré et grand puy lacoste
j'ai rentré pas mal de 2001 qui sont toujours restés à des prix abordables et qui le resteront certainement toujours car la proximité du 2000 est inéluctable, dommage car ce millésime commence à sérieusement bien se gouter...
sinon :
pichon comtesse 75 à 49
gruaud larose 83 à 29,50
clos haut peyraguey 96 à 21,50
branaire 03 à 35
guiraud 76 à 42
clinet 2001 à 40
branaire 89 à 36
gazin 2001 à 36
ne me semblent pas des prix particulièrement volés, ce qui explique que je me sois laissé tenter, ce qui ne sera que mieux pour mes futurs invités
mais j'ai aussi rentré pas mal de curiosités et blancs secs vers lesquels j'arrive enfin à me tourner, du genre les savennières (roche aux moines, clos de coulaine...) bourgognes pas trop connus (dom Michel viré-clessé, domaine la soufrandière pouilly vinzelles), mais aussi des rouges de partout (clos milan provence, aydie madiran, gonon saint-joseph, gué d'orger anjou) mais je retourne toujours vers mes premiers amours
alors ma cave se porte bien, j'en étais arrivé à ne pas avoir ce que je voulais ouvrir le soir, maintenant j'ai le même problème, mais c'est l'embarras du choix qui me pose problème
arriver à trouver l'équilibre entre le compte en banque et le remplissage de la cave n'est pas chose aisée, souvent la cave a le dernier mot, c'est la passion qui commande
mais une passion raisonnée...
être honnête...
... est-ce si dur ?
je ne me suis jamais considéré comme quelqu'un d'exceptionnel en quoi que ce soit mais quand je regarde autour de moi, ça commence franchement me filer les chocottes
rien à voir avec la crise... oubliez-ça
mais quand je vois une transaction sur ebay ou le vendeur me "vole" de 9 euros je me dis qu'il doit lui manquer une sacrée case
quand je vois un patron qui "oublie" de payer les jours fériés du mois de mai et qui, après de moultes engueulades finit par les payer un mois après sous la menace de poursuites
quand je vois une commune qui refuse d'élaguer un arbre sous prétexte que les bornes ne sont plus visibles après presque 40 ans...
quand je vois tous ces gens chipoter pour que dalle par rapport à ce que ça représente dans leur budget, je me demande si le fait d'avoir un peu d'argent ne rend pas con
la cupidité est un mal que je pense incurable, au moment ou l'on parle de l'avarice du touriste français, il ne va pas sans rappeler que les plus radins sont bien souvent... aisés
quand je vois la semaine dernière, un déménagement à bagnolet, pas vraiment neuilly..., ou une 'tite dame qui parlait à peine le français me met 2 billets de 20 euros pour aidet à déplacer quelques meubles -certes lourds- je me dis qu'il y a un réel problème dans ce pays
j'ai travaillé avec des finlandais, des norvégiens, des anglais, allemands, chinois, japonais, américains, africains... il n'y a guère qu'avec des pingoins que je n'aie pas travaillé et rares sont ceux qui sont autant à 2 sous près
le français passe pour un vantard (chose que nous avons pourtant assez reproché aux américains) et en plus il est radin, pas étonnant que nous soyions si mal vus...
j'ai jamais été radin que ce soit en temps ou en argent, ses 9 euros il peut se les garder ce crétin
s'il fallait botter le cul de tous les esprits tordus de ce pays, j'ai bien peur qu'il faille s'y mettre à plusieurs....
13 juillet 2009
une année de plus pour la grande (2)
il ne fallait pas croire qu'on allait s'arrêter en si bon chemin, pas le genre de la maison !
alors oui, nous avons invité "mon côté" de famille qui n'est pas très connaisseuse à vrai dire, pourtant j'ai essayé d'en faire pour tous, raté...
le premier vin servi, je me le suis sifflé tout seul
c'est un domaine le Jonc Blanc "acacia" 2006 vin de table blanc :
issu à 90% de sauvignon et à 10% de muscadelle
un vin qui ne m'a pas plu frais, au sortir du frigo, pas contre après une heure à température ambiante, c'est tout good !
un nez avec des notes que je n'arrive pas à définir, avexc des notes de cire, de minéral, presque métalliques
la bouche est droite comme un I, d'un belle tension, sans excès du tout, beaucoup de fruit, de persistance et de salinité, surtout en finale, très belle longueur
une fois finie, la bouche est nette et fraiche, propre comme un sou neuf, une bouteille que j'ai adorée, merci éric B ! très bien+ !
domaine de la rectorie "l'argile" 2004 collioures blanc :
là aussi je l'ai beaucoup apprécié... mais seulement après 10 heures d'ouverture car au départ il était complètement fermé
au nez les notes de fruits blancs, de pêche, somme toute assez communs mais agréables
la bouche présente une ampleur intéressante, une certaine fraicheur, propre, nette mais qui manque de personnalité je trouve, très belle longueur, mais j'ai largeùment préféré l'acacia ! bien+ 
domaine les sablonnettes 2008 vin de table rosé sec "ceci n'est pas un rosé" :
le nom est un pied de nez aux personnes qui décident de savoir si l'appellation doit être donnée ou pas, qui l'ont refusé à cause de la couleur trop... foncée... faut avoir une sacrée case en moins quand même...
bref, ça change rien pour nous, car y'a un pti bout de temps que ce qu'il y a d'écrit sur l'étiquette ne me fait plus peur...
le nez est marqué par des notes de framboise, de fraise sauvage, de poivron rouge, d'épices
la bouche est légère et courte vêtue, agréable, très digeste et se laisse boire toute seule, sera à son aise sur un barbecue, assez bien
à mon sens c'était pas la peine d'en faire tout un cinéma d'un cîoté comme de l'autre car ce vin n'a rien de mauvais, mais rien de génial non plus...
Mas saint eldrad 2007 vin de pays des bouches du rhône :
un domaine certifié bio-écocert
le nez pète de fruits et n'est pas sans rappeler les bons beaujolais, par son côté juteux et pulpeux, tellement opn a l'impression de croquer dans le raisin, fruits rouges, agréable, charmeur et une ampleur surprenante, mais le vin tombe vite, même bouteille ouverte aux 3/4 3 heures après ouverture c'est moins bien, le lendemain ne subsistera plus que son souvenir assez bien
le prix (3,95 euros) en fait un bon vin de soif, accessible à tout le monde
découvert grâce à l'ami maxime de la cave bérigny de fécamp !
la préceptorie de centernach "zoé" 2006 vin de pays des côtes catalanes :
certains trouvent cette cuvée très réussie, pas moi car après avoir gouté le 2005 qui m'a laissé sur ma faim (euh soif) le 2006 est encore plus décevant pour moi
pas de problème de bouchon, il est en mousse...
le nez présente des vagues notes de fruits rouges qui semblent un peu pommadés et huileux
la bouche confirme cette impression car la bouche est très légère avec une impression mi-confiturée, mi-pétrolée, pas d'ampleur, un peu de plaisir quand même, mais loin de ce qu'on m'en avait dit
il n'est pas sans rappelerles bojo nouveaux mal faits qu'on a malheureusement l'habitude de voir fleurir le troisième jeudi de novembre, agréable sans plus moyen... et mon dernier essai !
domaine de Bila-Haut 2003 côtes du roussillon-villages latour de france :
un nez très mûr sur des notes de fruits noirs à noyaux compotés, très chaud avec des notes alcooliques très marquées
la bouche présente un vin qui se fatigue vite dans le verre, au départ l'équilibre est bon même si l'alcool se fait bien sentir (fruits cuits à l'alcool) mais ensuite le vin devient de plus en plus porté par l'alcool, maigre et se décharne presque en le regardant et finit par brûler le palais et la gorge, la dernière bue était bien meilleure, celle-ci est sur le déclin et très nettement, BOF !
domaine la casenove "la colomina" 2005 vin de pays des côtes catalanes :
au nez c'est magnifique (après 6 heures d'aération), corbeille de fruits rouges, beaucoup d'épices (piments, poivre et impression de se retrouver dans la garrigue avec des notes étonnantes de lavande !)
la bouche est fine, corsée, avec une légère note terreurse en milieu de bouche, les tanins sont présents mais gourmands, légère amertume noble, beaucoup de charme, aucune sensation alcoolique malgré ses 14,5%, bravo, finale moyenne sur des notes mniérales, très bien !
une petite douceur pour finir ? suffit de demander !
chateau Pierre Bise "clos de la soucherie" 2002 coteaux du layon-beaulieu :
la 50cl y est passée presque trop facilement, tellement tout le monde a aimé
le nez prsente des notes de coing, de pomme confite, de miel et impression d'une très belle fraicheur
en bouche le susucre est déja bien intégré, une bouche d'une belle ampleur, voluptueuse, un équilibre d'école, un liquoreux très bien réussi, très belle longueur, très bien+, j'adore ce domaine !
07 juillet 2009
3 bouteilles ouvertes ce dernier vendredi dernier
oui, je sais
chuis à la bourre dans mes CR, mais croyez moi ça vaut mieux que je les mette à jour de suite, sinon pas sûr que j'y arrive
donc le premier flacon finira sa carrière dans l'évier
domaine des chênes "les alzines" 1998 côtes du roussillon :
le nez est sur les fruits noirs compotés, le champignons et les épices douces
la bouche est maigre, décharnée, avec une acidité tellement basse que le vin en est presque plat, pas de longueur, pas de fruit, bref pu rien.... MORT !
paix à son âme... à noter que le bouchon était nickel, pas du tout imbibé !
le second vin m'a bien plu
pierre bise "haut de la garde" 2005 anjou blanc :
un vin au nez de coing, très aérien, de bouche minérale, encore serrée, agréable et qui se laisse boire tout seul, très belle finale
bien+ 

domaine pascal et nicolas reverdy "terre de maimbray" 2007 sancerre blanc :
le nez est puissant sur des notes de fruits et fleurs blanches, fortement marqué par des notes de minéral, ample et doté d'une superbe fraicheur
la bouche est tendue, saline, d'un équilibre magnifique, très belle pureté droit comme un "I", beaucoup de charme en l'état même si on sent bien que ce vin est très jeune
très bien !
une année de plus pour la grande
éh oui... déja 6 ans qu'elle éclaire nos jours, même les plus sombres
il a fallu faire un choix en ce dimanche, les amis ou la famille, la seconde étant prévue de longue date, je n'ai pu y couper
en apéro est servi :
chateau Loupiac-Gaudiet 2005 loupiac :
couleur jaune paille, avec des larmes denses et lentes
le nez est peu expressif essentiellement sur les agrumes
la bouche présente un sucre encore un peu dominant, preuve de l'extrême jeunesse de cette bouteille, avec une petite pointe liégeuse qui m'a fait peur, à tort, sans doute un très petit morceau de bouchon qui a pollué le vin
un bien joli moelleux, une finesse naissante qui se dessine, un léger manque de pureté en l'état (bouchon ?) une bonne longueur
assez bien + avec le doute d'un problème de bouteille... à regouter !
clos de coulaine 2007 savennières :
servi avec l'entrée, il n'a pas été à son avantage. c'est pourquoi je l'ai regouté plus tard, pour lui-même
nez très ample et puissant qui a une tendance à "sauvignonner" avec des arômes légèrement végétaux (poireau ?) très minéral (schiste ?) , notes de pêche et de fruits blancs
très jeune avec une matière pas parfaitement en place la bouche est saline, bien tendue et gagne à être servie vers 14/15 degrés, finale moyenne sans plus
à noter que ce vin se goutait très nettement mioeux à l'ouverture que quelques heures après, et encore moins bien le lendemain
une petite déception pour tout dire, sur ce flacon tout du moins
assez bien sans plus

la préceptorie de centernach "coume marie" 2006 côtes du roussillon blanc :
un styla diamétralement différent de celui qui précède : la couleur est d'un jaune plus soutenu, les larmes fines et lentes
le nez est sur les fleurs blanches, les fruits exotiques avec un léger grillé, très mûr quoi, petit déficit de fraicheur cependant
la bouche est très agréable, l'équilibre est impeccable, le vin est très bien fait, avec ceci dit un creux en milieu de bouche et un manque de caractère qui ne me plaisent pas
finale très quelconque sur une amertume noble
ce vin est bon, mais son manque de caractère et de peps ne me feront pas en racheter, trop simple en l'état
moyen+, surtout pour le nez, pas mieux le lendemain, même si le vin ne tombe pas...
le vin suivant a bien fini, mais il a frolé l'évier de très peu
en effet ce domaine Richaud "l'ébrescade" 2006 côtes du rhône-villages m'est apparu comme super déséquilibré à l'ouverture, sans aucun charme, très amer et aux tanins agressifs, bref trop jeune sans doute mais surtout pas plaisant du tout !
mais après coup j'ai eu un doute et relis mes notes car je fais une fiche par vin et m'aperçoit que son homologue de 2007 j'ai écrit "carafer 24 heures avant" donc j'essaie pour lui aussi
comme de fait le lendemain le vin s'est totalement métamorphosé
la couleur est violine, les larmes grasses et rapides
le nez évoque les fruits rouges cuits à l' alcool, les épices, très puissant et ample
la bouche présente du coup une attaque nette, la matière est bien en place et sa jeunesse ne fait aucun doute, le milieu de bouche se resserarant très nettement
ceci dit je lui trouve un manque de finesse net, la finale est correcte mais brûle franchement (14,5°) preuve que l'alcool n'est pas intégré
dommage que l'alcool soit si agressif car le vin est intéressant et ne manque pas de caractère, bien à revoir plus tard !


ce vin n'ayant pas plus le soir, ce que je conçois, j'ai du palier et ouvrir ce chateau chantegrive 2003 graves rouge, servi malheureusement trop froid et qui n'a pas été à son avantage. le commentaire qui suit est fait le lendemain
la couleur est d'un rouge foncé qui commence à évoluer légèrement orangé sur le bord (demi-bouteille...)
le nez présente des arômes de fruits noirs à noyaux, de cacao, avec une pointe de fumé, légère touche de boisé fin, nez aussi de terre, ensemble ample, puissant et ouvert
la bouche présente une attaque correcte mais pas aussi explosive que dans mes souvenirs, le fruit semble en retrait, un bon équilibre certes, mais le vin semble un peu trop évolué et tend à partir vers des arômes tertiaires (déja ?) mauvaise phase ou flacon ?
moyen + sur ce flacon à revoir 
chateau des noyers "cuvée phoebus" 2003 coteaux du layon :
servi avec le dessert (gateau au chocolat) et l'accord fût merveilleux !
somptueuse couleur orangée d'une superbe brillance et d'une pureté cristalline, larmes très amples et lentes
le nez est puissant, ample et net sur le coing confit et le raisin de corinthe (note oxydative ?)
en bouche la liqueur est somptueuse, grande richesse et malgré le fait que l'acidité soit basse, ce vin n'est pas du tout lourd, très digeste, très gourmand, le verre se vide à la vitesse grand "V", à boire pour lui-même et énorme plaisir
une très belle longueur sur le sucre d'orge
très bien+... ce vin n'a rien à voir avec la cuvée de base et même avec la vieilles vignes
avec tout ça, il a bien fallu manger, sinon on aurait été PAFS !
un cake de tomates séchées et de chèvre
cake salé au chorizo, tomates séchées et pignon de pin (merci éric)
gâteau au chocolat avec sauce à la menthe (du jardin) et copeaux de chocolat
séries de vin :
04 juillet 2009
ce blog se meurt que diable !
oui je sais, ce n'est plus ce que c'était
avant je postais presque 1 message par jour, pas toujours intéressant d'ailleurs
mais là le temps me manque car le boulot a repris très violemment ce qui fait que le temps me manque, debout tous les matins entre 1 et 2 heures et demi, rentré le soir pas avant 18 heures, bref repos obligatoire
un coup de fatigue ce matin, pu l'habitude de bosser comme un guedin
et pis les week-ends sont chargés comme pas permis, je suis même obligé de refuser des invitations (désolé gildouille), invit' à gogo, entretien du jardin, des voitures etc...
ce soir du monde, demain midi aussi, demain soir invité, la semaine prochaine rebelotte, lundi debout 2 heures et demi
mais c'est bien, faut que les sousous rentrent sinon madame la banquière va faire la tête, faut donc se faire une raison
la passion pour le vin ne vaut que lorsque l'on a des sous pour acheter, voyager, partager
à très bientot
le off définitif...
comme vous le savez, j'ai d'énormes problèmes avec l'administration française pour parfaire mon statut
ce problème date du 13 février, ça fait bientot 5 mois
comme j'aime pas trop qu'on me les brise trop longtemps et suite à une engueulade au téléphone, c'est terminé
pendant 54 mois, j'ai becqueté du gazoile pour aller à gauche et à drioite pour gagner que dalle, vendre que dalle et surtout me faire envoyer chizer comme jamais, merci
alors l'auto-entrepreneur vous pouvez vous le mettre au cul, c'est un foutage de gueule fini..
perdu au bas mot 500 zeuros, quand on est déja dans la merde, ça fait plaisir, merci !!!!!!!!!!!
désolé pour lolo et pat', mais là, trop c'est trop !











