c'est marrant la vie, il y a des millésimes avec lesquels des affinités se font sans qu'ils aient la réputation d'être pourtant les meilleurs... est-ce le fait de l'année de rencontre avec ma chère et tendre ? en tout cas j'ai totalement la barraca sur ce millésime en ce moment...

bon le premier nez sur le cul de cheval m'a fait un peu peur rapelant les dégats irréparables que les bretts amènent au vin, mais la syrah étant un cépage fortement réducteur, j'espère que ce soit cela, gagné...

lezs fruits noirs, l'olive noire, le poivre, la réglisse, nez finalement charmant mais peu profond, mais qui donne sacrément envie d'y tremper son biscuit euh... ses lèvres !

l'attaque se fait de manière merveilleuse sur direct un côté juteux de type écorce d'orange, un vin à l'équilibre rien de moins que parfait qui glisse le long de la gouttière du milieu que l'on appelle oesophage, les tanins sont fondus, riches et amples à souhaits, les amers peu présents donnant au vin un côté soyeux, pas d'acidité ressentie pour un vin semblant être à maturité...

très belle finale en queue de paon qui appelle à se resservir plus que de raison...

les puristes penseront surement que au vu du terroir, on aurait pu souhaiter plus de profondeur et de complexité, mais perso je prend ce que le vin m'offre aujourd'hui et qui me ravit...

très bien+/excellent- pour un max de plaisir !

bonserine 97 cote brune