ce vin a été acheté en direct au domaine lors de ma dernière virée jurassienne l'an dernier.
à noter que c'est le second des 2 flacons achetés alors que je devais les attendre, la patience est la vertu des jeunes, parait il...
Le nez est très joli fin, floral et aérien à la fois sur les fruits rouges (fraise surtout) petite note poivrée, très frais, très prometteur.
l'attaque en bouche se fait très très jolie, douce (dans le sens pas agressive) et dotée de superbes amers nobles qui font saliver direct.
Les tanins sont donc encore bien présents, mais plus du style "orange amère" que coupants, amples et riches ils tapissent le palais avec un plaisir XXL, j'adore !
Le milieu de bouche est superbement équilibré, entre amers nobles, acidité sous-jascente soulignant la matière sans jamais la dominer, le vin se libre de manière étonnante au vu de son trop jeune âge, et pourtant, il se boit et est incroyablement digeste.
Superbement bien fait, on se ressert car on a l'impression que le verre fuit (ou s'évapore selon les croyances lol), il devient juteux, hyper-salivant et le côté "caillouteux" plus "craie" que "cailloux coupant" prend alors de la place, donnant un savant mélange avec le fruit, les tanins, un équilibre qu'il faut gouter pour croire... c'est pile ma came !
la finale termine magnifiquement sur des amers qui étirent très longuement le vin en bouche, j'ai eu la sensation qu'il y avait du vin de planqué dans une cavité de ma bouche tellement il dure longtemps
ne me demandez pas le prix d'achat de ce vin, c'était nettement sous les 20 ans, mais une chose est certaine, la jura quand on y va on a envie d'y revenir et d'y faire le plein
Même si ce n'est pas forcément là que je l'aurais attendu, il a fait son office bien sûr pour lui-même, mais aussi à l'apéro, ce qui est plus surprenant (les superfred/apéro sont avec cacahuètes/twinuts/curly et chips salées) ce qui faisait ressortir son côté épicé ;)
le nez sur les fruits noirs, cerise+prune, accompagné de poivre blanc, associé à une note de graphite/mine de crayon, me plaisent bien sans me renverser...
c'est en boubouche que ce vin prend tout son sens : attaque franche et directe partagée entre l'acidulé noble (tanins directs) et une amertume rafraichissante qui rendent les gencives à son propriétaires, après, je dois le dire, un petit doute (éphémère).
le milieu de bouche apparait au départ un poil spartiate et austère, mais se dévoile ensuite (ce n'est pas forcément une "femme facile" ;) ) : il prend alors du volume, développe des notes limite réglissées (dans le bon sens du terme, pas outrageuses)
la fin de bouche est soutenue par de très jolis amers de type écorce d'orange, qui me plaisent bien avec une longueur ma foi très honnête, ce flacon ouvert depuis 4 jours me conforte dans le fait qu'il n'est pas du tout sur la descente (rebouché debout en cave électrique)
de la belle ouvrage pour "dédé" Balliccioni que j'ai rencontré la première fois je crois en 2006 lors du salon de la Bouille... on avait moins les articulations qui déposaient plainte au moindre mouvement lol...
très bien+ pour ce bien beau flacon payé... 8,50 euros !
rarement une cuvée aura aussi bien porté son nom, tellement le sentiment de bien-être, de plénitude et d'harmonie (lire équilibre parfait) prennent tout leur sens...
manque de bol il s'agit là de mon dernier flacon, le tarif qui commence sérieusement à piquer me fait faire machine arrière pour renouveler le stock...
le nez est d'une pureté confondante, partagé entre des notes de fruits rouges et noirs (cerise + fraise/framboise) toute petite note de réglisse, de poivre noir (pas sec)
mais soyons d'accords, c'est en bouche que je le préfère, ne donnant qu'une importance secondaire au nez, et là... force est de constater que tout y est !
attaque "pepsie" entre les amers nobles (peau de pêche et orange amère) une pointe d'acidité soulignant le vin, les tanins qui sont d'une politesse (bonjour, merci et au revoir ;) ) rafraichissante à l'époque ou c'est une vertu qui se perd, malheureusement...
maintenant causons de cette matière, de ces tanins qui prennent de la largeur, tout en gardant leur "peps", un petit côté caillouteux "coupant" plus que décomposé (genre granitique) mais somptueusement et génialement fondu dans l'ensemble, lui octroyant un caractère de ouf, un verre en appelant un autre..
un flacon encore jeune malgré ses 10 ans au compteur, que je marie avec lui même et mon petit doigt me dit (nan chuis pas bourré) que c'est pas d'main la veille qu'on lui fera les derniers sacrements....
la finale me conforte dans cet avis, certes tranché, car elle perdure sur le côté amers/caillouteux/juteux du plus bel effet, pas vraiment le genre de bouteilles qu'on met sur la table pour des non-passionnés !
excellentissime ! d'autres le trouveront peut-être un peu surestimé à leur gout, d'autres sous-estimés...
de mon côté je n'ai qu'une seule déception, n'en avoir pas d'autre... snif !
et bah en vla une dégustée lors de vacances mémorables que j'ai eu envie (bon soyons sérieux très très très très envie) de regouter !
bon le premier nez sur le mercaptan ne manque pas de m'interpeler, je décide alors de l'associer à des cacahuètes de compétition made in auchan... (rires)
quelques minutes after, je regoute car vous aurez remarqué que le normand est certes une bête à cornes (à lait) têtue et avide de certitudes bon marché du genre "bon un jour, bon toujours"... ah ces bons dictons à la con... toujours exacts !
nez sur la pistache, la noix fraiche (plutôt verte que blette) grosse fraicheur et sur du maneskin ça passe bien (entre gens qui expriment ce qu'ils ont dans le buffet, le meuble pas le milliardaire hein) le curry hein (vous suivez encore ?) bref ça envoie, pour un vin mort-né (dixit un idiot qui ne comprend pas) c'est plus que pas mal, non c'est génial !
la bouche est partagée entre du volume en veux tu en vla, de la tension (comme maneskin) acide et amer, savant équilibre qui peut envoûter les malheureux (ou heureux) buveurs sensibles au talent, à un vin qui dépote tout en te disant "un peu de calme, non j'déconne...) bref un peps de tous les diablotins (bah oui l'est jeune le lascard) qui te jutte, qui te pepse, mais toujours avec style, et cette put... de longueur de ouf qui se compte en caudalies normandes (en vaches quoi)
bien sûr que j'déconne, les vaches chez nous elles sont plus grosses (énormément) que les sardines qui bloquent le port de massiglia) ;)
bref des minutes entières et surtout un vin qui appelle le... comté pas bas de gamme, vous savez celui qui reste en bouche bien après l'avoir avalé...
terrible...
mon meilleur jaune à ce jour, mais c'est vrai dégusté à tête (presque reposée après une semaine de 81 heures) bref qui a fait un fan et si j'trouve un T-shirt à son effigie, je n'hésite pas (comme pour the warning d'ailleurs, vous savez 3 soeurs de Monterrey de Mexico qui font du rock qui dépote ;) )
le premier nez un peu mutique me signifie de lui foutre la paix, le lendemain il sera tout autres de par ses notes de fruits secs (noisette) de pop corn, de fruits blancs et d'épices
la bouche est très marquée par le volume de prime abord, mais au milieu de bouche le vin tient alors toutes ses promesses, une petite acidité structurante prend la main, le "jus" (lire volume) du vin prend alors énormément de place en bouche, très changeant, jouissif, crayeux de structure mais pas sec, il donne l'impression d'être un injecteur de bonheur, tellement la tension est intense
la fin de bouche est magnifique partagée entre équilibre acide, amers magnifiques, très très joli jus très pur et d'une grande précision et une seule issue pour ce vin, l'égout central dit "gorge" incrachable !
longtemps que je n'avais plus apprécié un vin de ce niveau en sec, manque juste de complexité pour qu'il soit énorme
flacon acheté à l'essencia de Arbois pour la somme de 40 euros
j'avais alors envie de "jaune" et surtout d'en ramener, histoire d'être sur d'avoir un souvenir du périple jurassien ;)
le nez est surprenant avec certes une belle noix fraîche dominante, mais aussi et surtout cette note puissante de truffe noire accompagnée d'une note de curry bien plus subtile
la bouche se présente comme structurée, la puissance se montre de suite, histoire de dire que c'est elle qui commande, c'est alors que les amers et l'acidité viennent pointer le bout de leur nez, prenant petit à petit le pas puis on ne finit à ne penser qu'à elles...
le vin est certes bien large et riche, comme il se doit, mais alors il s'étire ultra-longuement, soutenu par une colonne vertébrale d'anthologie, de "cathédrale" gothique car pointue (en rondeur il aurait été plus "romane")
la bouche change, un coup déchire de par sa puissance et de l'autre se tend de par l'acidité et les amers, superbes au demeurant, laissant un souvenir impérissable en bouche, se laissant même aimer par des novices dans ce style de vin, ce qui n'est guère aisé...
la longueur est phénoménale, sans exagération, et reste même après le repas alors que le vin a été pris à l'apéro
et on a gardé le meilleur pour la fin avec un début de journée dédié à une petite randonnée direction les planches près arbois et sa cascade des tufs, puis un tour à pied dans arbois, dernier jour sur place alors autant en profiter ;)
après avoir réservé une table au Faramont
petite anecdote c'est le cuistot qui vous sert après avoir cuisiné, nous avons le temps donc aucun souci, c'est les vacances (même si ça touche à sa fin)
on le voit préparer, puis cavaler, préparer puis cavaler... pas fainéant le msieu !
après une boisson désaltérante, un pti verre de vin de paille 2014 domaine dugois : nez complexe et frais sur les fruits confis (figue+noix) la bouche est bien construite sur une amertume finement ciselée, une acidité assez basse mais le vin ne tombe jamais dans le "trop trop"
le milieu de bouche est large et me plait bien de par sa diversité de saveurs, seule la finale assez tombante est assez décevante, très bien !
bavette/frites, ma seule de la semaine, ayant privilégié la gastronomie locale, c'est généreux et gouteux, il faut dire que la viande provient de producteurs locaux et d'une race de vache à viande, pas de vache laitière recyclée...
tarif angélique... pour entrée/plat/dessert
petite visite au musée du vin
on poursuit avec le passage au magasin du domaine André et Mireille Tissot (stéphane Tissot) :
accueilli par un msieu du même gabarit que moi, il nous met de suite à l'aise avec une discussion décontractée et des anecdotes croustillantes.
c'est à ce moment que je me permets de souligner le fait que j'ai eu beaucoup de mal à franchir le palier de la porte alors qu'on a du passer une bonne dizaine de fois devant "pourquoi"
et c'est là que la discussion commence sur les patchwork 2021 et le fait que j'en ai foutu 4 sur 6 à l'évier, donc que forcément je serai plus "compliqué" à convaincre qu'avant cet épisode malheureux "faut nous les ramener quand c'est comme ça" " je crèche à 750 bornes" "ah oui"...
on commence donc avec ce patchwork chardonnay 2023 avec ce nez charmant et frais sur les fruits blancs, très floral, aérien et d'une magnifique finesse, faut avouer que ça donne envie.
en bouche c'est un festival de droiteur, entre acidité qui donne de la structure au vin, des amers nobles du plus bel effet qui rendent le palais propre, la pureté de ce vin est claire, nette et sans bavure, large et très long à la fois, ou le mot plaisir prend tout son sens, je suis conquis, excellent !
ensuite ce Rose Massale chardonnay 2023 avec des notes de pot pourri, très floral et en même temps moins démonstratif sur le patchwork
en bouche la différence est flagrante tellement ce vin est plus construit sur la largeur, plus juteux aussi, mais la sensation d'équilibre est différente, acidité plus basse, j'aime moins, belle finale mais moins de pureté, moins ma came, très bien- et en deça de mon minimum d'achat... surtout vu la différence de tarif....
on termine avec ce Sursis 2022 qui ne m'a pas plu, dans la même veine que le rose massale mais en limite plus "mou" (millésime) j'aime pas, bien seulement pour la largeur et la richesse en extraits
venu le soir, notre hôte nous conseille la Finette Taverne d'Arbois mais nous dit qu'il n'y est plus allé depuis longtemps, c'est à un km du gîte, facile de se garer, allez hop on réserve !
regardez l'épaisseur de la table !
slurp, mais non ;)
là ça me convient mieux, étant le seul pilote
Fruitière Vinicole de Voiteur 2017 chateau-chalon :
nez assez convenu basé sur la noix, le "gout" de jaune, les épices (curry léger), très profond qui donne envie d'y tremper les lèvres...
ce qui est fait dans la z'conde ! le vin est frais, très très large et envoie du pâté comme on dit par chez moi, c'est large et une petite acidité bienvenue vient souligner le vin, l'empêchant de tomber dans le caricatural, vin changeant à chaque gorgée avec une montée en puissance évidente avec une petite pointe d'alcool en finale, très longue, à boire assez frais, mais ça part bien, très bien+
des années, que dis des décennies que je n'avais pas mangé de la soupe à l'oignon, un plat pour 2 et quel pied, mais attention car TOUTES les portions sont très très généreuses, donc faut laisser de la place pour la suite, quel dommage mais ce plat est excellentissime !
et là arrive avec le sourire ce vin jaune arbois-pupillin 2017 de la fruitière de Pupillin (aussi propriétaire du resto)
je ne pensais pas prendre un second verre, mais il m'a tenté et j'ai eu un peu que l'effet de séquence ne le desserve, que nenni !
nez profond et déja complexe sur la noix fraiche, le curry de belle qualité, la bouche est une splendeur, large, longue, puissante certes et il ne lui manque que ce petit grain de folie que lui aurait apporté une petite pointe d'amertume ou d'acidité pour en faire une grande bouteille... je ne fais pas la fine bouche, car c'est quand même sacrément bon !, excellent !
alors vient ensuite la fondue au comté qui aura accompagné le dernier jaune, l'accord est incroyable, par contre le plat seul est trop gras pour moi (depuis mon opération de l'estomac, celui ci est fragile et sensible au gras)
j'ai paumé les photos de la suite et c'est bien dommage, mais il est temps pour nous de rentrer nous coucher car le samedi 9 heures de route nous attendent...
plus soft aujourd'hui, faut dire qu'hier on a pris cher tant niveau nez que niveau zyeux
visite de la grande Saline à salins les bains (ça s'improvise pas) dont le sous-sol m'irait très bien comme cave à pinards !
petite explication il s'agit de la production de sel par litre d'eau extrait... non pas qu'il y a plus de sel maintenant mais parce que les méthodes d'extraction se sont fortement améliorées (par contre le tube de 200 grammes de sel à 47 balles... comment dire !)
ma future cave (bon c'est là que je me réveille)
le midi on déjeune au resto "le Commerce" dans la rue principale et faut dire que c'était "achement bon !
de mémoire il s'agit d'un vin au verre de vin jaune 2016 du domaine Dugois, comme un c... pas pris de notes, et j'ai perdu une partie de mes photos...
bref un vin aux arômes sans surprise de noix fraiche, de belles épices (curry pas entêtant) vin profond emplissant bien la bouche, avec du peps, une jolie acidité (millésime) et un retour en fin de bouche superbe, j'ai a-do-ré ! excellent !
petit tour dans le bled pour admirer les bâtiments en pierre taillée !
mais bon c'est pas très grand et assez peu intéressant faut bien dire... donc on décide de reprendre la route direction le domaine Dugois aux Arsures
j'envoie un mail juste avant de partir car sur le site c'est noté "ouvert quand on est là"
on arrive aux arsures, pas de retour de mail, c'est sur notre route, on tente on verra bien...
on s'gare, et là on est reçus par 2 gaillards "désolé les proprio sont sur une foire expo, on peut vous faire visiter mais pas déguster" pas grave j'ai encore le jaune 2016 sur les papilles, slurp !
là ce fût le sketch du jour: la machine à CB est en rade, au moins une dizaine d'essais plus tard il a fallu se résoudre au pire : paiement liquide et on en avait peu... quelle guigne ! bon je repars tout de même avec mon jaune 2016 et quelques rouges 2023, l'honneur (et le gosier) sont saufs !
bon pour terminer l'après-midi on est allés à la miellerie du haut-jura (en repartant du domaine on va direction Arbois et on tombe dessus)
dégustation de 2 miels différents miels le premier de montagne et le second de sapin et faut avouer que c'est archi-bon, on emplit le coffre.
ensuite on part faire le complément de la visite de la saline, la saline royale à Arc en sénans
je vais vite passer dessus car franchement y'a une chose que j'aime dans les visites, ce sont les explications et poser des questions, là on te colle un plan dans les minouches, tu fais un pti tour dans les allées (moyennement entretenues en passant) et dans les bâtiments je me dis ça doit être là que ça se passe... bah non des photos, des textes, ça m'a très vite cassé les c... j'ai foutu le plan à la poubelle et on s'est tirés, 24 balles de foutus en l'air que j'aurais pu mettre dans un flacon de chardo de chez steph Tissot... bref aucun intérêt...
on aurait pu appeler cette journée "valdingue à Morteau" car on sort du-dit jura pour attaquer le doubs
ah oui les coupaings me connaissant un tantinet savent que tout ce qui est boustifaille de bonne qualité trouve grâce à mes yeux (l'année dernière on a fait 400 bornes aller-retour pour aller bouffer un cassoulet à castelnaudary !), donc on enclenche la première de la peugeot (ni pure-tech/merde, ni blue-HDI pourrie) et zou direction la presque frontière Suisse...
faut dire que dans le coin ça cause une langue, ou plutot un accent que je trouve rigolo partagé entre le gars qui ralentit en cours de mots et la vache et le prisonnier... souvent je me suis dit qu'ils devaient galérer à terminer leurs phrases tellement ils mettent de temps (obligé de respirer plusieurs fois sous peine de tomber d'inanition)... je déconne mais au début ça fait bizarrrrrrrrre !
bon allez après avoir pris renseignements sur les bons producteurs/salaisons, on déboule à toute berzingue (80 pas plus j'tiens à garder mes super-points) et direction la maison bouhéret...
alors comment dire pour accéder faut pas s'gourrer chuis allé tout droit et j'ai vu un panneau "moscou 25", j'ai fait d'mi tour car pas sûr que vladimir me vende des morteaux... sans d"c je me suis retrouvé à monter une côte d'enfer (stairway to heaven") pour finalement me dire, non ça va pas... ensuite une fois branché le PSG ça a mieux été...
une petite rue à la con, avec une devanture grande comme mon salon, y'avait intérêt d'avoir les yeux en face des trous et... 2 places pour se garer, 2 places de 2,50 mètres alors que la 407 fait 52 mètres !, bon d'déconne y'avait une semi-place de dispo, le tarin de la caisse dépasse un peu mais longtarin va pas me gonfler, pas aujourd'hui
là on entre et bouffée d'air frais, put... c'est complexe là-d'dans ! la fumaison plein tarin, mais alors quel pied et là suspendus les morteaux et jésus me tendent les bras (qu'ils n'ont pas) et là au vu des émotions (17 crises cardiaques et 12 AVC en cours de route) je me lache, madame gueule "on va mettre tout ça ou ?" je lui montre mon imposante bedaine, tout est dit...
5,7 kilos de barbaque maison, et je vous garantis qu'au retour j'avais l'impression d'avoir la viande sur les g'noux, l'écume aux lèvres, la gueule de travers, le premier qui touche j'le bouffe !
bon c'est pas tout ça, ma bedaine commence à couiner comme une chaîne de vélo qui n'a pas connu d'huile depuis la seconde guerre mondiale, il est temps de remplir la bête...
je demande renseignement à la tite dame (qui a bien rigolé de mes conneries) et elle nous oriente vers la Brasserie "la Bousse" (si vous voulez savoir oukcé tapez sur google chuis pas une IA non mais !)
on se gare juste devant, ça paye pas de mine mais... une bonne impression, très très bien reçus..
on regarde le menu et là je flashe sur la demi-morteau/salade/frites, comme on dit après l'effort le réconfort !
la morteau est très bonne mais... copieuse, les frites congelées mais bonnes, oh la grosse vache j'vais être en surcharge ! m'en fous j'prends quand même le plateau de frometons (morbiers+comté+chèvre) avec un "S" car y'a 2 morceaux de chaque, à ce rythme on va m'appeler la barrique !
( par personne...)
ensuite parce que la journée n'est pas trop avancée je suis le conseil donné par la tite dame de chez Bouhéret et vais au "tuyé du papy gaby"
j'étais pas prêt, sincèrement, à ce que j'allais voir, alors déja on prononcé "tué" de papy Gaby, on s'est retrouvé enfermé dans un fumoir (tuyé c'est ça) entouré et sous des tonnes de sauciflards, jambons et autres joyeuseries culinaires "enterrez moi là bordel" crie je !
on passe par le boutique (la visite est gratuite) et là je vois 2 jolis morteaux qui me font de l'oeil en me disant que visiter la normandie leur plairait bien... vous connaissez mon grand coeur, elles ont eu leur place, leur ticket pour la normandie ! (put' ouque j'vais met' tout ça !)
grosse journée rando, prévue de longue durée et avec un peu d'appréhension on se gare au lieu-dit la fromagerie et là la balade commence... 10 bon km aller-retour et 600 mètres de dénivelé on finit par arriver à la Boissellerie ou là on se fait plaiz sur les souvenirs...
une tite glace et boisson (faut hydrater les bêtes)
et ensuite retour de bonne heure, fourbus et vieillis de 10 bonnes années ;) un tit bout d'frometon pour recharger les batteries