07 novembre 2009
chateau Jonc-Blanc 2007 montravel blanc
en voilà une bouteille qui m'aura donné du mal à ce que je sache ce qui n'allait pas au départ !
ce flacon m'avait été donné par l'ami jean-jacques ISAAC de la cave ludivigne suite à un flacon de buisson-charles 2006 meursault qui s'est plus que mal gouté, merci à lui !
gouté hier, le nez était totalement indéfinissable, entre le cul de poule, le fermentaire, la pomme blette, bref, j'ai pensé à une très forte réduction même si la pomme m'a foutu les chocottes
après un carafage à la bordelaise (je récupère mes carafes demain) et je décide après redégustation de lui foutre la paix (je vais en devenir le gardien de la paix lol) jusqu'à ce soir
le nez ne se définit pas mieux même si des notes florales se font plus prégnantes
mais la bouche est d'un tout autre calibre : un équilibre du diable, une matière tout en longueur, pas large (encore serrée) mais un ensemble qui me donne énormément de plaisir et diantre, quelle longueur !
à noter que le texte de la bouteille est sans équivoque :
"ce vin est élaboré par la fermentation naturelle en barriques de jus de raisin blancs de sauvignon, sémillon et de muscadelle.
pas de sucre de betterave, pas de levure lyophilisées, pas d'acide tartrique, pas d'enzymes... juste un peu de soufre pour stabiliser le vin lors de sa mise en bouteille
s'il présente un léger dépôt, c'est naturel et plutôt bon signe !
carafer de préférence (j'avais qu'à lire avant na !) avant un usage épicurien"
bref un vin tout ce qu'il y a de plus nature, et surtout c'est très bien !
à n'en pas douter, lors de mon prochain passage du côté de fécamp, j'en garnirai ma cave !
17 octobre 2009
quand tirecul vient à la maison !
c'est un domaine que j'ai très rarement rencontré à ma table ou ailleurs : je n'ai en tout et pour tout encore dégusté aucune "madame", un seul tirecul 2001 chez pierre et une fois une cuvée chais pu quoi chez éricB
mais en ce jour de grâce, j'ai pu changer tout ça !
en effet après un bref passage à la cave bérigny histoire de serrer la patte de maxime et discutailler quelques minutes, je fonce vers la cave ludivigne de l'ami jean-jacques Isaac
et là sur place que vois-je ??? du tirecul "cuvée marguerite" 2007 (en vin de table ridicule, merci les technocrates de législateurs !) avec une promo à 6,90 euros la boutanche, 5 achetées, 1 gratuite, donc le carton de 6 au prix de 5...
je me dis bon, tant mieux mais j'en achèterai juste une pour gouter et là la 'tite dame charmante me dit qu'il y en a en dégustation, difficile de refuser...
le nez est clairement sur les fleurs blanches, la pêche blanche, semblant assez tendu
la bouche est magnifique, au début un peu anesthésiée par le froid du frigo (ou est-ce encore mon nez ???) d'un équilibre somptueux, belle ampleur, plein (pas de creux) très fruit, minéral à souhaits, et d'une longueur surprenante, bien+
à ce prix c'est un rapport qualité-prix imbattable !
une fois rentré je décide de ne pas m'arrêter en si bon chemin et sors :
chateau Tirecul la gravière "les pins" 2005 monbazillac :
et bien c'est une splendeur ! un nez très net sur le rôti, l'abricot, les fruits exotiques
la bouche est d'un équilibre impossible à prendre en défaut, superbe d'ampleur, d'intensité, une vraie gourmandise et l'impression de croquer du raisin très sucré, beaucoup d'harmonie dans ce flacon et une superbe longueur
très bien !
et à 13 euros (prix payé) encore un rapport qualité-prix superbe !
11 octobre 2009
domaine d'escausses "la vigne de l'oubli" 2007 gaillac blanc
il est de ces vins qui étonnent, là encore plus qu'ailleurs
je ne saurais définir le nez, n'ayant pas pris de notes et n'étant pas particulièrement spécialiste de ce genre d'exercice
mais la bouche a gagné en profondeur et en complexité tout le long de la dégustation (4 heures) ce qui me fait dire que j'aurais du l'ouvrir plus tôt
la bouche est encore un poil étriquée, l'équilibre est magnifique, un vin riche et aérien à la fois, d'une grande buvabilité
belle longueur de surcroit
bien à revoir au vieillissement, ce qui sera le cas de ses petites soeurs !
23 mai 2009
chateau de lastours 1990 corbières
après avoir regouté ce vin que j'avais trouvé un peu monolitique de prime abord, j'ai donc décidé de foutre en l'air le bien piètre lafon rochet 2002, de bien rincer la carafe et d'y mettre ce vin
et bien comme on dit par cheux mé : nom dé diouch !
étiquette disloquée...
le bouchon est venu d'un seul coup mais il a commencé à s'effriter à sa basse, pourtant ça fait plus de 10 ans que j'ai ce vin en cave et il a toujours été conservé couché, imbibé à environ la moitié
la robe est d'un rouge/orangé claire et bien brillante, mais avec beaucoup de dépôt, les larmes sont amples et glissent doucettement le long de la paroi du verre
le nez est marqué par la réglisse (bâton plutot) ce qui ne change guère du moment ou elle n'était pas carafée, mais là on trouve en plus des notes de poivre, de prune, d'épices douces mais surtout une grande concentration et une complexité remarquable, bref, ça met en appétit !
la bouche présente une attaquetrès fruitée avec une dominante de prune
le milieu de bouche est dense, encore puissant mais les tanins sont fortement assagis et presque soyeux.
l'élevage à qui on aurait imputer ces arômes de réglisse est totalement absent et c'est tant mieux
le vin possède une acidité basse tout en ayant une bien belle richesse et une très belle buvabilité
la finale est assez longue avec beaucoup de notes minérales et de poivre
une bien belle bouteille, la dernière, orpheline de son état et à qui je n'ai pas trouvé de petite soeur, à mon grand damn !
très bien et je pense même que sa vie n'est pas finie !
12 février 2009
domaine Barréjat 1985 madiran
d'ou est-ce qu'il a sorti ça ???
bah oui l'avantage d'avoir "de la bouteille" comme on dit c'est bien car possibilité d'avoir quelques vieux millésimes totalement introuvables sur le marché aujourd'hui
le bouchon est encore très bon, imbibé sur les 2/3 qu'il est, nullement couleur
la robe est d'un rubis assez clair à l'ouverture et a tendance à foncer par la suite tirant vers le pourpre/violine, un peu tuilé sur le bord, les larmes étant fines et rapides
au nez se dégagent des flaveurs rappelant le cassis, la prune, la figue, le cuir (plutot vieux), poivre, cannelle, clous de girofle, foin et feuilles en décomposition (tirant vers l'humus) bref assez complexe et engageant
la bouche est dure à l'attaque, semblant donner une première impression de rusticité, ne sachant que faire (carafer ou pas ???) je décide de lui laisser le temps de s'ouvrir tranquillement en ouvrant un autre flacon qui sera commenté juste après celui-là
après 4 heures d'ouverture, la bouche est marquée par une matière curieuse, un côté chaleureux insistant (brûlant un peu), pas encore totalement fondue, très rustique, assez agressif, avec un creux en milieu de bouche assez net, un manque d'équilibre tellement les tanins (sans aucune finesse vin de camionneur va !) sont poudreux et durs et râpeux, une certaine finesse revenant une fois passés les 18 degrés mais alors c'est le peu de finale qui tombe totalement et l'alcool reprend encore un peu plus le dessus, finale courte et fortement poivrée (pas sèche cependant)
ce vin est certes peu agréable en dégustation pure car il ne procure pas d'émotion particulière, à part l'envie de se laver les dents rapidement, mais je serais curieux de voir ce que ça pourrait donner avec un canard par exemple (qui a dit donald ???)
assez bien en l'état mais essayer un mariage avec un plat "corsé"





