un verre à la main

quelques vins dégustés avec passion, envie et amour. à prendre de toutes les manières sauf au sérieux !!!

26 décembre 2009

chateau LAFAURIE-PEYRAGUEY 1990 SAUTERNES 1er CRU CLASSE

en ce jour de noêl 2009, j'ai voulu marquer le coup et servir à ma famille pas vraiment connaisseuse ce vin dont je savais que le bouchon donnait des signes de faiblesses car le flacon a légèrement coulé (quelques gouttes tout au plus)
donc le moment était venu de l'ouvrir
la couleur est d'un jaune-or, d'une grande pureté et d'un brillant resplendissant ! beaucoup de larmes très très lentes
au départ le vin est servi un peu frais car parait inexpressif mais après une heure dans le verre à température ambiante, il chante une toute autre chanson !
l'attaque est très pure sur la marmelade d'orange, l'abricot confit, le rôti, les épices et une profondeur surprenante
la bouche est merveilleuse d'équilibre, de pureté, de profondeur, très ample et avec un caractère terrible, un peps qui me fait faire waouh et si bien que je finis par demander à ma femme si elle peut conduire, et là... la bouteille y passe
une hymne à la complexité, une ode à l'élégance, il donne l'impression qu'on pourrait en boire sans fin, jusqu'à l'ivresse absolue
la finale est interminablement longue et présente une très jolie amertume noble (côté écorce d'orange) qui lui sied à ravir
je lui trouve une jeunesse insolente qui me fera attendre sa petite soeur et surtout bientot gouter un 88 qui dorment bien sagement en cave pour comparer
ce vin est magnifique mais je pense après coup que la petite amertume mérite encore de se fondre, même si dire ça sur une bouteille de presque 20 ans peut en choquer certains
excellent+ à potentiel exceptionnel !

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24 août 2009

chateau Suduiraut 2001 sauternes 1er cru classé

en demi-bouteille pour gouter...
en effet j'ai comme nous tous entendu des louanges sur ce vin bettanisé avec une note très haute (18,5 il me semble) et surtout un 99/100 parker qui "claque"
comme j'ai 2 flacons de 75 cl et 3 de 37,5, j'essaie une demi, comme ça pour voir...
fiou... dire que je ne regrette pas est un euphémisme !
le premier nez me fait reculer tellement c'est énormeux !
un botrytis qui prend direct avec son confit incroyable, des notes de marmelade d'orange, de citron, d'ananas confit, une très grand fraicheur, une complexité naissante, c'est simple... c'est le plus beau nez sur un vin liquoreux que j'ai senti depuis...... yquem 2001 !
la bouche est exceptionnelle, j'y suis revenu très longtemps pour être sûr de ne pas exagérer
le côté rôti donne une légèreté trompeuse tellement ça se bouscule en bouche, une groooooooooooooosse matière, une liqueur d'une finesse somptueuse qui ne donne même pas envie de le recracher mais de le garder en bouche, savourant certes le vin mais surtout le moment de la tendre vie (sur le moment) ou j'ai décidé d'acheter ces flacons, investissant dans un avenir lointain, pour sûr !
le milieu de bouche est d'un équilibre au cordeau, avec une tension qui lui donne une jeunesse incroyable tellement on a l'impression d'un échantillon tiré du fût, la sucrosité est magnifique mais pas seulement, elle est fondue dans la matière, l'acidité réhausse le tout, bref, c'est un vin d'équilibriste, et je me demande même si je ne le préfère pas au yquem 2001 qui, pourtant, représentait la perfection jusqu'à ce soir !
grandiose !
je me tape le cul par terre, avec un bon guns n' roses (nightrain) sur les ouies, je monte le son et ferme les yeux put... que c'est bon
ma femme à qui j'ai fait gouter ce vin juste après ouverture, prend direct la bouteille et me balance, telle une injure : "va me chercher un verre avant que tu boives tout"...
certes, elle a vu juste car si je pouvais aller chercher la dernière chtiote gougoutte au fond de la bouteille avec la langue, j'irais sans la moindre hésitation
un très grand moment
ça faisait longtemps que je n'avais pas pris un tel coup de pied au c... !

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03 avril 2009

chateau les Justices 1990 sauternes

comme une envie ce soir de faire plaisir à madame et à moi par la même occasion ; je m'explique : madame a la fâcheuse tendance à n'aimer QUE les liquoreux
point de rouge qui puisse trouver grâce à ses yeux, point de blancs, ceux-ci restent inexorablement dans le verre !
bref pas facile de trouver des vins qui lui plaisent, cependant je lui connais un point faible : les sauternes
des gouts de riche ??? oui, comme les femmes de bon gout (la preuve elle est mariée avec moi je sors...)
donc en premier lieu je sors un muscat de rivesaltes 2007 du mas amiel :
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sans appel il lui plait pas, grimace, je goute, effectivement je sais que les vins ayant une acidité assez élevée et/ou un côté aromatique porté sur le pamplemousse/agrumes ne lui plaisent pas, bref essai non transformé
donc je sors le grand jeu
chateau les justices 1990 sauternes :
la couleur est divinement belle d'un or assez foncé tirant vers l'orange, d'une belle brillance, les larmes sont nombreuses, fines et lentes
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le bouchon est imbibé aux 2/3, donc tout à fait normal pour cet âge
SP_A1961
le nez nous transporte, "il sent bon "me dit-elle, certes réponds-je. en effet ça explose d'abricot, d'orange, de vanille, de rôti (pas de boeuf !) de fruits jaunes confits, de coing (sous-jacent) de truffe blanche, d'anis, de poivre et d'épices comme le safran, bref waouh !
transporté de bonheur d'un vin qui a un tel nez, quelle complexité, le petit noeud au ventre de savoir si le vin va tenir les promesses qu'il m'a faites : là pas de problèmes
l'attaque est très nette, pas de superflu, ça pète direct, comme un crochet direct dans la gueule (hook in mouth comme on dit de l'autre côté du "chanel")l'ampleur est grandissante au fur et à mesure que le vin s'aère dans le verre, la finesse de la structure est bien là. la liqueur me direz vous ??? superbe me semble le mot qu'il me faut utiliser pour narrer un tel flacon, trop rare à mon gout (d'ailleurs y'en a pu !) l'équilibre sucre/acidité est parfait, pas une goutte d'alcool me rappelant certains vins de glace allemands, donc assez bas, l'équilibre
le vin malgré une grande richesse est très "buvable" et digeste, très agréable et c'est peu dire, la fraicheur aromatique est somptueuse, loin des sauternes sirupeux et déséquilibrés par une chaptalisation  non maitrisée voire excessive, non tout est puile poil comme il faut, il est d'une élégance folle, avec ce qu'il faut de puissance pour croire en son avenir, encore plus lointain que ses 19 printemps d'aujourd'hui
la finale est une véritable baffe qu'elle me met, sans retenue, avec un gout de rachètes-zen qui me tortille les boyaux, ce sera pour plus tard mais là put... chéri je ban.. suis content, sur l'orange givrée que je mange chez mes grands parents quand elle commence à fondre, avec une amertume noble
c'est ma plus belle claque en sauternais depuis... yquem 2001, bref excellent+ tellement ça me parait évident que ce flacon, comme ses 5 petites soeurs précédentes, que le plaisir est là, subjectif certes, mais diablement émotif, pour le gros nounours que je suis
merci msieu medeville !
comme diraitt l'ami lolo, c'est un mega slurp
désolé patrick, quand tu viendras, y'a de fortes chances qu'il n'y en ait pas !
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21 février 2009

Clos Dady 2005 sauternes

vous connaissez mon amour presque sans fin des beaux vins liquoreux de toutes provenances. ce soir j'ai décidé de me la jouer classique
le bouchon est bien sûr parfait
la couleur est d'un jaune assez clair, avec une très belle brillance, les larmes denses roulant assez rapidement le long de la paroi du verre
le nez est sur l'ananas, le miel, les fruits exotiques en général, la pêche et la fleur d'oranger
la bouche attaque nettement sur le fruit et la liqueur
l'équilibre est beau, rien ne dépasse. le vin glisse tout seul dans le gosier de par son côté aérien, la liqueur est d'une jolie finesse, l'ampleur est moyenne (jeune!), un beau rôti, belle fraicheur aromatique, acidité très juste, aucune sensation alcoolique, la matière prenant incontestablement le dessus, c'est très beau même si sa jeunesse ne fait aucun doute
la longueur est belle avec un retour sur l'orange confite
un très beau vin qui plait sans avoir à aller le chercher, se goute bien, très jeune évidemment, en devenir
très bien !

SP_A1578_clos_dady_2005

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20 février 2009

chateau Nairac 1983 barsac second cru classé

à noter le contenant 37,5 cl payé une misère (9 euros)
le niveau n'a pas bougé, toujours parfait qu'il est
le bouchon est complètement imbibé et commençait même à couler très légèrement (trace sur le dessus)
le nez est très discret sur le coing, l'ananas confit, la mangue et l'abricot, avec une légère touche de vanille
la bouche est d'un joli équilibre, avec une liqueur d'une belle finesse, qui enveloppe l'alcool en finale, preuve qu'il est temps de le boire (ou a t'il toujours été comme ça)
la bouche est intéressante, agréable et étonnante de fraicheur, le contenant ne se prêtant pas trop à une si longue garde
assez bonne longueur
bien+ mais une petite déception je l'avoue platement
pas de photo car pas d'étiquette, elle a du avoir peur en me voyant !

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12 août 2008

chateau lamothe-guignard 1999 sauternes 2° cru classé

ce soir l'envie m'est venue de faire un sort à cette demi-bouteille achetée lors de mes vacances sur place

la couleur est jaune or, les larmes sont denses et coulent très lentement le long de la paroi du verre SP_A0571
au nez "sortent" de très expressives notes de safran, de marmelade d'orange et d'abricot confit, il est ample et frais
en bouche après une attaque franche sur le sucre fondu, on sent l'ampleur gagner l'intérieur de la bouche, un bel équilibre, c'est harmonieux, savoureux, la liqueur est fine et agréable loin du sirupeux de certains et , ce, même en le laissant se réchauffer, il est plaisant et se laisse boire tout seul, très digeste donc. à noter la finale d'une très belle longueur qui finit sur l'abricot et non sur le sucre
très bien+SP_A0570 SP_A0569

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01 août 2008

chateau de fargues 2003 sauternes

bon avant de se quitter pour un peu plus d'une semaine, on a l'autorisation de sortir un flacon d'exception de la cave, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé SP_A0459

chateau de fargues 2003 sauternes en demi-bouteille
(faut pas déconner je suis tout seul à boire quand même)

la robe est jaune assez foncée pour un jeune liquoreux, les larmes sont très denses et très très très lentes, ce qui n'est pas vraiment une surprise en soi mail

le nez est explosif sur l'abricot, la marmelade d'orange, le rôti, le coing, la pêche, une petite touche exotique avec la vanille des îles (ça doit être les vacances qui approchent à grand pas !!) et une note florale de chèvrefeuille, oulà ça promet !
en bouche... que dire ??? attaque puissante sur la liqueur, une belle fraicheur qui fait qu'on a du mal à situer le millésime sur 2003, superbe équilibre (y'a de l'alcool làdedans ???), puissance et finesse, de l'élégance malgré une sucrosité très forte nqui ne tombe jamais dans le sirupeux, distinction, généreux, grande richesse, gros volume en bouche, et une looooooooongueur qui n'en finit pas, un vrai chef d'oeuvre !!!
conclusion : à attendre bien sûr que le sucre se fonde encore mais franchement ce bébé est déja grand et sera très grand excellent + à potentiel exceptionnel ???
pour moi à revoir dans 15/20 ans a

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11 avril 2008

chateau cru peyraguey 2001 sauternes

une bonne raison pour ouvrir une bien belle bouteille ??? pas besoin..
allez c'est 'dredi et le week-end est là, on dira
bon sans blague ma'nant, une bouteille dont le niveau de vin me parait assez bas (bas goulot) ce qui, pour un 2001, laisse croire que le bouchon risque de ne pas remplir son rôle de joint pendant encore longtemps
en effet, dès l'ouverture celui-ci est complètement imbibé, une grosse trace de coulure sur son côté signifiant qu'il ne valait mieux pas attendre me fait coucou (impossible de le faire paraitre sur une photo)
petite appréhension donc car j'ai connu de meilleures conditions mais je ne l'aurais pas ouvert si jeune si je n'avais pas vu ce défaut...à noter que ce flacon a été acheté très récemment (mi-mars) au salon des vins de la bouille en direct du producteur... donc à priori, pas de problème de conservation

chateau cru peyraguey 2001 sauternes
:

la robe est très jeune, jaune très clair, les larmes sont assez lentes
le nez est assez beau mais pas explosif et se révèle seulement après 2 heures d'ouverture sur des notes de fruits confits, d'ananas, d'abricot (naissant) de pêche et petite note florale et fugace de rose, assez simple ce qui n'est guère surprenant étant donné la jeunesse de l'échantillonSP_A0230
en bouche, c'est un peu plus expressif : attaque sur une liqueur assez moyenne, le sucre étant fin et discret, c'est onctueux, avec un équilibre superbe (aucune sensation alcoolique alors que 13%) excellente fraicheur, très belle longueur en bouche et surtout diablement digeste, le verre étant très vite vide !!
conclusion : c'est super-agréable, mais très simple car beaucoup trop jeune, la complexité et l'ampleur viendront probablement quand leur temps sera venu, il est urgent de l'oublier dans le fin fonds de la cave
j'oublierai mon second flacon plus de 10 ans encore pour sûr !!!SP_A0231
le bouchon n'a pas trahi le vin ce qui est déjà pas mal, sûrement un incident de parcours même si celui-ci est court (45 mm)

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11 février 2008

chateau filhot 1983 sauternes 2nd cru classé

je tiens à remettre les pendules à l'heure car j'étais resté sur une opimion très mitigée, j'ai même lancé avoir été déçu par ce flacon ouvert samedi, les gens autour de la table pouvant en témoigner...
mais là ce soir, sans conviction aucune, je prend l'initiative de regouter ce si méchant flacon qui m'a fait tant peur, celui-ci n'ayant strictement rien eu à voir avec ce que je connaissais de filhot dans cette grande année...

oeil : couleur paille moyennement foncé, larmes lentes sans excès
nez : toujours sur les fruits confits,somme toute assez simple et pas très intense ni complexe
bouche : la claaaaaaaque !!! explosion dès la seconde gorgée, la première étant là surtout pour calibrer le palais,très liquoreux superbe équilibre, incroyable sensation de jeunesse, très belle fraicheur, trèèèèèèèèèèès long en bouche (plus de 40 secondes), très jolie buvabilité, pas un poil de sensation de lourdeur, magnifique !!! rien à voir avec le flacon gouté samedi qui était pourtant le même !!!
morale de l'histoire : ouvrir un paquet d'heures avant (6 je pense) et impérativement dégager aux épaules pour le laisser s'aérer
merci benoit et vincent et quel flair !!!
noté : 93/100

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24 janvier 2008

A la découverte de mon mythe

Frédéric Dard disait de lui « De la lumière bue ».

Appelé le Roi des vins par les connaisseurs d’Asie, il est le vin des rois en Europe :

Il fut servit au Dîner du 06 octobre 1896 lors de

la Réception

de l'Empereur et de l'Impératrice de Russie à l’Elysée, mais aussi lors du fameux dîner des 3 Empereurs durant l'Exposition universelle de 1867 au Café Anglais.

Il a également inspiré de grands chefs français :

- « lièvre à la royale à la mode d'Aquitaine » d’Alain Dutournier ou encore

- « Jarret de veau confit-braisé accompagné de légumes racines » par Guy Savoy, mais aussi

- « Noix de Saint-Jacques servies avec du potiron et des truffes blanches d'Alba » de Jean-François Piège, et pour finir

- « Pyramide de pain d'épices, avec caramel et crème glacée au beurre salé » de Jean-Michel lorrain.

Le Comte Alexandre de Lurs Saluce a avoué que ses occasions pour ouvrir une bouteille du domaine étaient « Le dimanche, en famille, avec un poulet frites… »

 

Mercredi 23 Javier 2008 :

Soirée accords mets et vins au George V avec Château Yquem

 

C’était le rêve d’Eric Beaumard d’organiser une telle soirée, ce fut chose faite hier soir.

 

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Huître de Belon N°2 de Cancale (élevage de 5 ans) en gelée à la pomme verte sur lit d’épinard échalote et zeste de citron

« Y » 2000 (8g/l de sucre résiduel)

 

Une robe or pâle, un nez de mangue, de fruits de la passion, d’héliotrope, un peu de champignon de paris frais et une finale sur de la poire juteuse.

Je suis restée le nez dans le verre au moins 5 minutes avant d’oser le gouter, tellement je suis bluffé.

J’ose enfin tremper mes lèvres dans le breuvage et là, c’est la claque, des notes de frangipane et de pêche blanche se mêlent à une poire juteuse. Il est d’une longueur incroyable avec de la rondeur, du gras, de la minéralité pour terminé dans une grande finesse.

 

Foie gras de canard rôti à la rhubarbe, au vin de glace et jus de sureau

Yquem 1999

 

La robe est jaune d’or, le premier nez est fin et complexe. Je me replonge avec délice dans le verre, de notes de kumquat et de cédrat confits avec une fraîcheur quasi-iodé, puis viennent l’ananas confit, le miel, et la gousse de vanille

En bouche, ce qui marque c’est l’incroyable équilibre entre l’acidité et le sucre, rien ne domine, c’est comme un diamant qui tourne et montre tour à tour chacune de ses facettes. Les arômes de crème brulée, de caramel, d’ananas et de figue séchée accompagnent une incroyable fraîcheur. Il est incroyablement long et mille parfums continuent à venir.

 

Poularde de Bresse caramélisée à la chutney d’abricots et au cédrat confit

Yquem 1996

 

Beaumard en a rêvé, Legendre l’a exécuté. C’est L’accord de la soirée.

La robe est plus foncée, le nez est moins complexe mais plus aérien avec du cédrat confit (senti avant que le plat arrive), de la figue et de la banane séchée.

En bouche, il est plus liquoreux et l’équilibre se fait sur l’amertume et le sucre. C’est l’expression parfaite du Botrytis car récolté très pur. Il en reste néanmoins fruité et « léger ».

 

Blanc-manger à l’amande et à la mangue rôtie sur une purée d mangue au cédrat

Yquem 1988

 

La robe est plus évoluée et a des reflets d’ambre.

Un nez étonnant de fruits exotiques, de caramel et d’eau de vie.

L’attaque en bouche est serrée. Tout se passe dans la longueur et la finesse. C’est riche et tendu à la fois. Les arômes d’amande grillée et de fruits exotiques sont en équilibre avec l’acidité, le sucre et l’alcool.

C’est du grand, du très grand ….

 

Le rideau tombe, je suis tout simplement heureuse

Posté par Gweno1 à 11:06 - sauternes/barsac - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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