16 octobre 2009
chateau Tour des Termes 1996 saint-estèphe
l'occasion de déboucher ce flacon est enfin venue !
ça fait presque 10 ans qu'elle me fait de l'oeil, achetée chez un caviste médocain
au moins s'il y a problème de conservation, je saurai à qui m'en prendre (ça me fera mal...)
le vin se présente d'une couleur rubis pas trop intense, assez nettement orangé voire tuilé sur le bord du disque
à noter que le bouchon était déja imbibé aux 3/4 !
le nez est celui d'un vrai medoc un poil évolué : sous-bois, léger cuir, nez poudreux (poussière) cassis
la bouche présente des tanins poussiéreux (senti dès le nez) mais semblent presque fondus, belle matière pas trop ample mais relativement agréable, bel équilibre
le fruit se fait beau, le vin me plait, même s'il ne plaira pas à tout le monde de par son côté légèrement rustique (saint-estèphe traditionnel !)
une finale assez longue, très agréable qui ne sèche pas du tout même si je pense que ça ne va pas tarder, car on y sent le bois quand même
bien et très agréable maintenant !
21 mai 2009
chateau lafon-rochet 2002 saint-estèphe 4e cru classé
à l'ouverture, le bouchon est nickel, comme si la mise avait eu lieu hier
le vin a été carafé 6 heures avant, ça n'a même pas suffit
la couleur est d'un rubis foncé assez dense, légèrement rosé sur le bord, les larmes sont fines et lentes
le nez présente un fort hic : ample mais dominé par l'élevage et des notes de café/torréfaction entêtantes... planqués derrière on devine plus qu'on ne sent des notes de fruits noirs, de viandox, d'épices douces
en bouche le vin confirme qu'il est certainement dans une mauvaise passe : les tanins sont légèrement astringents à dur dès que le verre se réchauffe un peu (17), le milieu de bouche semble assez plein mais est complètement dominé par l'élevage, mais le vin ne sèche pas, ce qui est déja pas mal
la bouche restera hyper-serrée, si bien que je décide de laisser ce vin en carafe jusqu'à demain pour voir comment il évoluera
non noté car en l'état difficile de justifier même les 15 euros déboursés
à revoir plus tard
11 juillet 2008
cos labory 1989 saint-estèphe 5° cru classé
il est de ces bouteilles qui vous font de l'oeil depuis un glauque recoin de la cave (celle dans la maison dite cave-tampon)...
je la prend et je la zieute et là effroi, le niveau est bas goulot !!!
son nom est cos labory 1989 saint-estèphe :
au débouchage, mes craintes sont fondées : le dessus du bouchon est fortement moisi et un peu noir signe que le vin a trouvé son chemin pour sortir et qu'il est plus que grand temps de lui faire un sort
le bouchon, bien sûr complètement imbibé sort en un seul morceau ce qui est déjà pas mal et heureusement car ma carafe est toujours chez jean-françois !
je verse une partie dans le verre le temps de manger pour le laisser s'aérer, la couleur est rubis clair d'intensité très moyenne et fortement ambrée sur le bord, les larmes sont très présentes et lentes
au nez, on sent bien que le vin est évolué : un poil médicamenteux à l'attaque, avec des notes empyreumatiques de cuir, légèrement alcooleux, fumé, cannelle, poivron rouge cuit (alcool)violettes, fraise et framboise écrasée viennent compléter ce vin qui semble assez frais, beaucoup plus que l'état de la bouteille semblait le supposer
en bouche, là ça coince ! arômes déplaisants de carton humide à l'attaque qui s'estompe à l'aération (mais pas complètement), la bouche est corsée (alcool et acidité), la matière est très fluette avec un milieu de bouche qui accuse un gros côté terreux et poussiéreux, manque très nettement d'équilibre, pas vraiment sec, la matière est complètement fondue et un peu (très peu quand même) soyeuse (si on fait abstraction de l'alcool). ça manque très nettement de finesse, pas d'ampleur ni de profondeur, de plus la finale est courte sur l'acidité et en plus un peu sèche
avant tout je ne pense pas que ce flacon-ci soit représentatif ou alors BOB en lui mettant 89/100 se serait fourré le doigt dans l'oeil car les défauts sont rédhibitoires et il faut se souvenir de la faiblesse du bouchon
je pars donc sur le principe que je suis tombé sur un mauvais flacon mais je préfère quand même mettre ce compte-rendu au cas ou je ne serais pas le seul à avoir cette mésaventure car les productions ne sont pas toujours régulières
en déclin très net sur ce flacon-ci
à noter que ebay , qui avait été condamné pour vente de contrefaçon alors qu'ils se cachaient derrière un vide juridique depuis 1999 (!) a été débouté de sa demande en appel car ils doivent verser à LVMH 50 000 euros d'indemnités journalières tant que les reventes de contrefaçons continueront, et y'a du boulot !!
en tout cas c'est la première fois (et ça fera jurisprudence)qu'ils sont condamnées et surtout que l'incapacité de reconnaissance du vrai du faux de la part de l'acheteur est reconnue, celui-ci ne sachant qu'il s'est fait arnaquer qu'après avoir reçu son objet...
enfin quelque chose qui part dans le bon sens... il était temps !!!
30 juin 2008
chateau la haye 2002 saint-estèphe
dégusté hier midi/soir pour lui-même en demi-bouteille
le premier nez est assez retenu sur les fruits noirs (myrtille et mûre compotée), la réglisse, la cannelle et une note amère, le boisé est encore présent (fumé)
en bouche c'est très rustique : tanins granuleux, structure poudreuse, attaque assez raide, dur en bouche, gros creux en milieu de bouche, finale moyenne séveuse mais pas sèche
en bref à attendre car ce flacon-ci se goute vraiment mal malgré une finale chaleureuse et séveuse, très peu de plaisir pour le moment
attendre 2/3 ans
07 juin 2008
chateau la haye 2000 saint-estèphe
bon au vu du programme de la soirée avec ma fille regardant la télé de la chambre et ma femme scotchée devant cold case (j'ai que 2 télés je précise) je me suis décidé à faire un sort à cette demi-bouteille
la couleur est d'un rubis soutenu légèrement orangé sur le bord, les larmes sont lentes
au nez se dégagent de fruits noirs (griotte, mûre) de sous-bois, de cuir, d'humus, de cannelle, d'anis, une petite touche de ce qui ressemble de très près à la truffe, et un léger fumé qui complète le tableau
en bouche l'attaque est très franche sur le fruit, avec un très léger côté grillé/toasté qui s'estompe très vite signe que l'élevage est complètement digéré, petite note aussi de café, un bon équilibre, avec un côté légèrement terreux en milieu de bouche (là je chipote !!!), le vin est puissant, légèrement tannique (tanins poussiéreux et finale légèrement amère mais agréable) mais presque fondu (effet demi-bouteille qui évolue plus vite qu'une 75cl), une bonne harmonie, plaisant à boire pour un amateur de vins rustiques comme moi, l'ampleur est moyenne, la complexité n'est pas exceptionnelle, la finale est assez longue avec un léger retour réglissé
en bref un vin "consistant" "typiquement" saint-estèphe si on veut faire un cliché, encore un peu rustique et je pense qu'il le restera toujours un peu, le rapport QP est excellent (7 euros et des bananes la demi)
perso j'attend 2 ans avant d'y retoucher
bien+/TBien 
18 avril 2008
chateau la haye 2001 saint-estèphe
il est de ces jours ou l'on est déçu... vous allez savoir pourquoi par la suite
la robe de cette demi-bouteille était rouge assez clair tirant vers l'orangé, fortement tuilée sur le bord, les larmes étant pressées de quitter la paroi du verre
au nez : c'est racé, complexe et fin avec des arômes de petits fruits rouges (framboise, griotte) de mûre, épicé (poivre, canelle), sous-bois, humus, cuir, foin et violette, vraiment très prometteur
en bouche : PATATRAS !!!! des arômes liégeux qui viennent gâcher les belles promesses du nez !! on sent quand même que le vin est corpulent mais totalement déséquilibré sur l'alcool, avec une finale sur la réglisse
j'aime beaucoup ce cru et c'est la première fois que j'ai un flacon défaillant, en plus sur un millésime 2001 qui est un de mes préférés !!
le bouchon était pourtant parfait d'aspect (pas du tout attaqué)...
c'est rageant !!
...
mais on va se rattrapper demain car... qui à bû... boira ???



