il est de ces jours ou l'on espère tant d'un flacon, d'autant plus que connaissant un peu les propriétaires qui sont d'une gentillesse rare, nous y allons dans un peu plus d'une semaine ; ce flacon avait donc pour mission de nous "mettre en jambes".

alors quand le bouchon vient d'un seul tenant sans opposer de résistance, l'espoir se fait, les arômes qui ressortent de ce flacon mettent alors l'eau à la bouche...

je remarque alors un morceau de bouchon manquant tout en bas de celui-ci, ce qui n'est guère grave, car c'est la partie du bouchon qui a été pendant 17 ans en contact avec le vin...

premier nez légèrement animal sur la fourrure, puis la grenadine, la fraise, une note de vernis à ongle fugace, puis un peu de fleur, puis viennent du carton mouillé et malheureusement un bouchon...

je mets en bouche et là aucun doute : le verre est pollué, du moins l'espère-je.

je fous le verre à l'évier (enfin le contenu, hein ?), prend bien le soin de rincer abondamment le verre à l'eau claire pour retourner, le sourire aux lèvres vers le si-espéré flacon

je verse, ne prend pas le temps de respirer les arômes... et là... put... du bouchon qui prend de l'ampleur à mesure de l'aération, un bouchon puissant, ample, prenant, entêtant, masquant tout le reste, rendant le flacon totalement imbuvable...

je me faisais une fête d'ouvrir ce flacon qui possède une histoire (année ou j'ai rencontré ma chère et tendre) eh bien je m'arrêterai à l'aspect intellectuel de l'histoire... le liquide en aura voulu autrement.

la passion pour le vin peut être magnifique comme cruelle... déception !

chicotot 97 st georges