sur le papier, on est sur du lourd. mais l'an dernier j'ai été tant déçu par un 1992 pourtant grande année, que j'avais la sensation de prendre 100% de risques, et ce, même si christophe n'a fait que vouloir me rassurer, je ne l'ai été qu'une fois le nez dans le verre et le vin en bouche...

j'en ai eu les larmes aux yeux... de bonheur !

le nez est ample et puissant avec de très fines notes de noisettes fraiches, hyper-complexe et donnant 2 impressions dominantes : extrême jeunesse et grande énergie, j'ai bien dit grande !

la bouche est un modèle de jouissance absolue et donne pourtant une impression de jeunesse insolente (christophe m'a dit qu'il avait un ami qui ne touchait pas à ses chevalier de bouchard avant 30 ans !) grande complexité, une tension acide absolument superbe donnant une précision proche de la perfection.

le vin est aussi super-riche et ample et l'équilibre porté pâr de grandioses amers nobles me met au fond de mon siège, tout petit dans mon slip (et pourtant je ne rentre pas dans le 36 loin s'en faut !) : ce vin force l'humilité, sa classe est aussi évidente que sa profondeur est énorme, même si on n'a pas l'impression de commettre un infanticide, c'est clairement encore très tôt et pourtant ce diable se livre déja très bien !

la longueur est grandissime et finit en queue de paon sur des amers donnant une grandissime énergie à cette bouteille qui a fait l'unanimité autour de la table, un signe

un grand vin pour bientot, grosse émotion...

excellent++/grand -

bouchard_97_chevalier