il y a des flacons comme ça qui font l'unanimité pour eux

il y a des flacons comme ça qui vous font sentir tout petit dans votre slip

il y a des flacons qui mettent tout le monde d'accord

ce flacon m'a scié les pattes tellement sa pureté sa précision diaboliques étaient plus qu'évidents, indiscutables

jusqu'à présent Yquem m'avait plutot fait très bonne voire grande impression, mais jamais à ce point, et des liquoreux j'en ai sifflé quelques uns...

le nez se présente au départ comme légèrement pétrolé qui nous a fait partir au départ sur un riesling, mais peu longtemps, sa complexité énorme et le caractère très profond du nez nous a rattrappé au vol, on entendait une mouche voler et à aucun moment on aurait imaginé le pat mettre un yquem 1990 en premier flacon...

couillu pour le moins, mais judicieux car noyé dans une nasse d'un nombre de flacons importants l'aurions nous autant apprécié à la finale ? je suis persuadé que non

ses notes de noix de coco conduisent gildas a balancer le nom du roi sans que nous y croyions vraiment et pourtant il a raison le bougre

la bouche présente une pureté à l'attque et un équilibre exceptionnels, ni plus ni moins

comparé au guiraud, il l'a complètement écrabouillé, ils ne boxent pas du tout dans la même catégorie, l'un étrant vraiment pas au niveau que l'on serait en droit d'attendre, l'autre justifie sa réputation, et de quelle manière

patrick ayant travaillé à yquem de 1988 à 1997 l'a probablement achetée là-bas et conservé depuis dans sa cave, et pas acheté récemment, ceci pouvant expliquer celà, mais quand même !

la bouche présente comme au nez d'ailleurs une finesse superlative et une puissance aérienne, le vin est ample, sphérique et super-riche, large et d'une longueur qui m'a semblée infinie

un vin qui fait fermer le clap de ses détracteurs, ou des circonspects jusqu'alors tout du moins, car il est grand, très grand

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