30 mars 2009
chateau mourgues du grès "les galets rouges" 2006 costières de nîmes
si ce soir, j'avais envie de m'ouvrir un flacon que j'ai envie d'ouvrir depuis un pti moment
j'ai goutés les 3 autres cuvées la semaine dernière grâce à gildas mais celle-ci manquait et ce n'est pas la moins agréable
le nez est marqué par les épices, la garrigue et les fruits rouges, belle minéralité et belle fraicheur
la bouche est une vraie friandise ! à l'attaque les épices rappellent qu'elles sont là et pas prêtes à laisser la place
au début j'ai eu un poil peur car l'alcool se faisait très présent, mais ensuite la matière et surtout le fruit sont venus gommer tout celà
le milieu de bouche est gourmand et assez ample, très égréable de son état, et qui procure du plaisir, même s'il reste simple,
la finale est certes courte mais à moins de 7 euros faut pas demander la lune non plus
bien !
salon des vins de bû : 22 mars 2009
qu'est-ce qui peut bien pousser un gus comme moi à prendre ma petite famille et me taper 400 bornes aller/retour ??? la passion certes du vin mais aussi des personnes que je savais sur place
un petit boujou à tout le monde et zou un verre à la main !
Château du Bloy - présenté par Bertrand Lepoittevin-Dubost
2007 Montravel blanc sec :

40% sauvignon, 30% sémillon, 30% muscadelle un nez qui semble tendu, avec des notes d'écroce d'orange et sur les fleurs blanches
la bouche est tendue, d'une bien belle salinité, très minérales et qui finit sur une bonne longueur bien+
Lilia 2006 Montravel blanc sec :
le nez se présente avec beaucoup de fruits jaunes et d'agrumes, la bouche est très agréable et harmonieuse avec une belle fraicheur, la finale est longue et saline, beau potentiel je trouve, très bien

2006 Bergerac rouge :
90% merlot, 10% cabernet franc, élevage 18 mois 90% cuves et 10% barriques de 1 et 2 vins
le nez est fortement marqué par des notes minérales (carbone, mine de crayon) et de fruits rouges
la bouche est crayeuse, tanique et encore jeune, mais se livre assez facilement, bien+ 
Le Bloy 2004 Montravel rouge :
50% merlot, 50% cabernet franc, élevage de 16 mois en barriques de 1 vin
le nez est agréable sur les fruits rouges et noirs, avec uine pointe minérale
la bouche se présente avec une bonne maturité, assez soyeuse, agréable avec des notes de finesse naissante et une bonne structure qui me font penser qu'il a encore un beau potentiel très bien !
une très belle découverte, un môssieu très agréable et qu'on entend parler avec délectation, bref un bien beau moment merci !
Akméniné 2007 Sancerre blanc :
un vin possèdant une belle tension au nez, avec des notes d'écorce d'orange et de pomme blette (oxydatif) un vin qui se démarque de tout ce que je connais en sancerrois bien+ 
Auksinis 2007 Sancerre blanc :
un nez toujours sur la pomme blette et fortement marqué par la minéralité, y'a du vin derrière c'est clair, la bouche est très saline, bien mûre avec des notes de cire, une belle finale très bien- 
Skeveldra 2007 Sancerre blanc :
on change de regsitre car le nez est marqué par le silex, la cire et une très belle fraicheur, la bouche est tendue comme un arc, très minérale, et une longueur splendide et fortement saline, le fond de verre est énorme et monte littéralement au cerveau, excellent !
raudonas 2007 sancerre rouge :
le nez est très minéral encore, et très ouvert avec beaucou de fruits rouges
la bouche est tendue (???) très saline, et très aérienne à la fois, tout en restant assez riche, belle finale très bien !
un domaine qui semble se démarquer de ce que nous connaissons en sancerre, mais plus que se démarquer, il fait super-bon et ça j'aime beaucoup !
chateau cornélie (haut-medoc) présenté par patrick et maria Grisard :
ça m'a fait très plaisir de revoir patrick et maria que je n'avais pas revu de puis aout 2008, comme ça ça leur a permis de revoir les 2 petites ! quand on peut joindre l'utile à l'agréable !
bref on commence avec ce 2005 qui se goute toujours aussi bien, issu à 52% de merlot et à 48 de cabernets, il n'a jamais connu de période de fermeture "un bon vin ça doit pouvoir se boire tout le temps" bien dit l'ami
le nez est sur la cannelle, un boisé fin et qui souligne le fruit du vin, la violette et les fruits rouges,
la bouche est ouverte à qui veut bien la prendre, très élégant, bien fait, d'un très bel équilibre, dotée d'une jolie finesse, et d'une belle longueur,gros potentiel de garde ! très bien-

le 2006 a lui une fâcheuse tendance à se refermer, chose qui m'est déja arrivée ! mais à force de remuer le verre, il finit par se livrer.
le nez est marqué par un boisé élégant, un peu animal de prime abord, avec des notes de fruits rouges et noirs
la bouche est encore tannique, même si ceux-ci ne sont pas agressifs du tout, ils sont abondants quand même, le vin possède une belle droiture et quelle finesse !, longueur impressionnante, un vin au grand potentiel, à n'en pas douter ! très bien(+)

le 2007 est une splendeur et je ne regrette pas du tout d'en avoir pris en primeur, et je pense que dès que les moyens vont me le permettre, j'en rachèterai ! un millésime ou la difficulté a été grande, car conditions climatiques aux tout petits rendements
le nez est marqué par un léger fumé, les fruits rouges et le poivre
la bouche est superbe : très belle maturité des tanins qui sont soyeux, abondants et d'une finesse superlative, l'équilibtre est superbe, tel un acrobate, le vin est très agréable en l'état et me fait ban... vibrer, quelle gourmandise mais surtout quel potentiel, une très grande réussite et une finale loooooooongue, superbement étirée vers un beau potentiel de garde qui semble évident, excellent !

le 2008 est présenté pour la déconne car le vin n'a pas encore fait sa malo, d'ailleurs patrick ne le présentera pas aux primeurs qui se déroulent en ce moment !
le nez est marqué par le chocolat noir, les fruits noirs
la bouche est déja gourmande, les tanins sont là, déja d'une belle finesse, d'un équilibre magnifique, agréable en l'état, belle finale sur un côté salin très marqué, belle concentration, très bien- à suivre l'évolution !
amabilis vinea 2006 :
ce vin aura fait parler, de par son nom mais aussi de la mauvaise manière dont je l'ai gouté à amiens ou le transport l'avait probablement chamboulé
là, c'est tout autre chose ! ler nez pète de fruits rouges et est très agréable
la bouche est gorumande avec des tanins d'une très jolie finesse, faisant de ce vin une gourmandise et surtout sa proportion énorme de merlot (76%) en font un OVNI dans le medoc très bien !
j'aime beaucoup les vins, j'adoooooore patrick et maria, avec qui il faudrait vraiment être très difficile pour ne pas les apprécier, j'ai même entendu l'adjectif "adorables" qui me semble bien relater de la réalité
put... faut que j'arrive à venir cet été !

bon c'est pas le tout, mais come dirait bébé, il fait faim !
chateau beauséjour à montagne saint-émilion présenté par Pierre Bernault :
encore quelqu'un qu'il est difficile de ne pas apprécier, clins d'oeils, phrases gentilles en pagaille, calme et serein, et discours super-intéressant, bref quel contact !

la gourmandise 2007 rosé :
j'ai toujours eu beaucoup de mal à apprécier les rosés, ce n'est pas nouveau. celui-ci est issu de cabernet franc et de merlot.
le nez est marqué par la fraise et la framboise, très fruité donc mais très frais aussi
la bouche est gourmande et agréable et sera l'agréable compagnon d'un barbecüe cet été !
assez bien- 
le "B" de bû montagne :
un clin d'oeil amical entre pierre et laurent
le vin est issu à 35% de cabernet franc, et à 65% de merlot, élevage court pour garder le fruit en barriques de 1 et 2 vins
le nez est très fruits rouges et ressemble à une gourmandise qui est pourtant le nom du rosé !
la bouche est gourmande, fruitée, agréable, très simple, un vin de copains quoi, seul le prix de 12 euros me rebute car c'est le même que cornélie ! assez bien 
le beauséjour 2006 :
là on franchit clairement un cap ! issu à 95% de merlot et à 5% de cabernet franc
le nez est encore serré sur les fruits rouges et une superbe fraicheur
la bouche présente des tanins serrés et crayeux, presque poussiéreux (calcaire), l'équilibre est très beau, et la matière ample même si elle se resserre assez nettement en fin de bouche très bien+

beauséjour "1901" 2006 :
là je sens la pression monter, mon bras se fait plus fébrile, le souffle court, je zieute la carafe ou se trouve le précieux preuvage, je n'ai plus d'yeux que pour elle. mes oreilles sont fermées hermétiquement, je n'entend même pas mon bélé qui m'appelle... il faut dire que j'ai tellement entendu de bien de ce vin que j'ai super-peur que la montagne (ohohohohoh jeu de mots !) n'accouche d'une souris... dès que je mets le nez dans mon verre, toute bribe de doute s'estompe laissant place à l'admiration, voire à la vénération !
le nez est marqué par les épices, les fruits rouges et noirs, d'une déja belle complexité et semble dénoter d'une grande concentration, slurp
dès que le breuvage atteint mes lèvres, celles-ci rentrent en ébullition : c'est D-I-V-I-N !!!
une grose salinité qui me suivra du début à la fin, très ample, très crayeux aussi, la concentration est bel et bien là, les tanins sont veloutés et roulent littéralement sur le palais et sur la langue pour mon plus grand plaisir, le vin est séveux, d'une très grande buvabilité, même s'il se resserre en fin de bouche, il possède de plus une élégance folle. ce vin est pour moi un modèle du genre, complètement en dehors des archétypes qu'on peut se faire, j'ai même entendu un ami (franck !) "on peut faire du vin comme ça sur montagne ???"
tout est dit

pierre voyant que je suis assommé par la classe évidente de ce vin m'en re-propose, impossible de dire non, j'y reviendrai même en cours d'après-midi et bien sûr le soir !!!
un grand merci de nous donner tant de bonheur, je pense qu'à ce niveau de perfection, on peut appeler cela de l'art !
les vins argentins présentés par la délicieuse else Bliekast :
petite présentation des crus et appellations sur la carte :
j'avais raté else et ses yeux magnifique lors de la précédente édition soit en novembre, là pas question car j'ai super-mal gouté ses vins la dernière fois et je n'aime pas rester sur une mauvaise impression !
domingo hermanos molina 2008 torrontès blanc :
le nez est sur les bonbons acidulé (dis anglais) et les fleurs blanches, doté d'une très belle fraicheur
en bouche le vin roule sur le palais et donne vraiment beaucoup de plaisir, très agréable, délicieux, de belle ampleur, et d'une bonne longueur, il se laisse boire tout seul, l'impression de boire un bonbon, très bien+ !
un équilibre totalement inconnu sous nos contrées !

alfredo Roca "malbec" 2005 san rafael :
le nez est puissant et élégant sur les fruits rouges, d'une belle fraicheur, et d'une certaine salinité
la bouche est gourmande, les tanins sont fins et très soyeux, le vin est agréable, très immédiat, la texture et la matière sont denses mais gourmands, très accessible, la finale est longue et saline, très bien !
alfredo roca cabernet sauvignon 2005 san rafael :
nom d'un chien ! c'est du cabernet ça !!! waouh !
le nez est marqué par les épices et les fruits rouges et noirs
la bouche présente une belle puissance mais aussi beaucoup de finesse, les tanins sont bien mûrs et gourmands, très agréable en l'état, le potentiel m'a sermblé évident, la finale est longue et épicée, très bien+ 
merci else de ces bien belles découvertes et surtout continue à nous sortir de tels vins, je regoutera ceux que je n'ai pas aimés, promis !
domaine peyre rose présenté par marlène soria (languedoc) : 
le nez des vins m'a surpris et j'avoue avoir beaucoup de mal à les définir, me semblant viandé pour les rouges, là ou d'autres ont dit floral, bref, j'ai un peu l'impression d'être passé à côté des nez, mais pas à côté des bouches !
rosé/rouge 2002 coteaux du languedoc rosé :
j'avais déja gouté ce vin chez lolo grâce à loïck, je l'ai préféré ce coup là car la première fois il y avait du CO2 résiduel
la couleur tire plus vers un rouge pas trop extrait plutot qu'un rosé !
le nez est difficile à définir vers un viandé "noble" et une minéralité,
la bouche possède une belle finesse, et une longueur inconnue à ce jour pour moi sur un rosé. impossible à l'aveugle de dire que ce vin est un rosé, bien+

clos des cistes 2003 :
le nez est marqué par les fruits noirs et les fruits à noyaux, ainsi qu'une touche de minéralité
la bouche est soyeuse, d'un bel équilibre et waouh, ça pète d'un coup, très ample, très très long, il y a une patte, un génie dans ce vin, excellent !
syrah léone 2003 :
le nez est très marqué par le côté minéral, et les fruits à noyaux
la bouche est ample et les tanins gourmands, l'équilibre est parfait, et la longueur incroyable pour quiconque ne l'a pas gouté, et quelle finesse ! excellent+ !
marlène N°3 2003 :
pas pris de notes sur le nez
la bouche est marquée par une grande structure, le vin est ample, d'une très belle finesse et très long, pas pris de notes, ô vilain que je suis ! très bien
oro 1997 blanc :
là, c'est la claque ! moi qui ai beaucoup de mal avec les blancs, yessssss
le nez est très floral, marqué par un note de clou de girofle et une belle fraicheur
la bouche est doté d'un équilibre remarquable, d'une fraicheur, et les notes de fruits jaunes sont superbes, y'a du vin là-dessous ! la finale est très longue et termine en queue de paon ! excellent !

conclusion : des vins surprenants, parfois superbes, qui sont malheureusement peu accessible pour ma bourse, mais les élevages d'une longueur incroyable (le 2003 vient tout juste d'être mis en bouteilles) et le mal qui est donné pour arriver à un tel résultat peuvent le justifier, la qualité étant au rendez-vous
merci à marlène Soria de ce bien beau moment !
domaine le Bouscas (gascogne) présenté par floréal Romero :
le vaïhana (2005) vin de table blanc sec :
100% ugni blanc et mis en bouteilles aout 2008, se présente avec un nez présentant une belle tension (acidité semblant assez forte) et des notes très nettes de fruits blancs
la bouche est tebndue, d'une grande finesse, d'un bel équilibre, très grasse, et dotée d'une belle finale, très bien+, ça c'est de la découverte !
sang chaud (2005) rouge :
100% tanat ! on sait que le tannat est un cépage réputé dur et lent à se faire, ce sera le cas ici, même s'il semble bien maitrisé
le nez présente des notes de fruits à noyaux
la bouche est dotée d'une belle finesse, encore très tannique, d'une amertume encore assez marquée et d'une bonne longueur, bien !
la dulcinée (2003) vin de table liquoreux :
une des sensations du jour !
vous prenez un cépage très peu utilisé (le colombard fils du ch'nin) vous en faites une vendange tardive 100% botrytisée, vous obtenez :
un nez très marqué par la pomme confite, le coing, le pamplemousse et une acidité très haute et le rôti typique botrytis
en bouche, l'explosion est immédiate, très grande richesse relevé par une acidité très forte, faut au moins ça pour éviter aux 232 g/l de sucres résiduels de devenir lourds, grande richesse en extraits, l'ampleur est splendide, dire que j'en ai déja en cave grace à l'ami éric Reppert ! ce vin est exceptionnel-

monsieur romero est quelqu'un qui semble très calme et posé, et qu'il faut aller chercher dans la discussion, mais sa passion est nette et sans bavure, dès qu'il est lancé, ça se sent, merci à lui !
domaine la casenove (roussillon) présenté par frédérique Barriol-Montès :
et enfin le dernier stand que j'avais déja découvert à la dive de deauville, là je les ai tous encore mieux goutés, étant dans un environnement plus calme !
les clare 2004 vin de pays des côtes catalanes blanc :
issu de grenache blanc et de roussanne
un blanc sec oxydatif qui possède un nez sur les fleurs blanches
la bouche est dotée d'une très belle fraicheur, d'un équilibre superbe, tout en étant très saline, et d'une longueur impressionnante, très bien+ 
la garrigue 2005 vin de pays des côtes catalanes rouge :
le nez est très marqué par les notes épicées et les fruits rouges, à noter un élevage exclusivement en cuve !
la bouche est admirable de pureté, avec beaucoup de finesse, des tanins gourmands et soyeux, un bel équilibre, et une bonne longueur, à moins de 10 euros c'est cadeau ! très bien !
S'ARENA vin de table liquoreux :
un chiffre : 5hl/ha...
imaginez un peu ce que ça fait, moins d'un demi-verre par pied de vigne, faut les dorlotter à ce tarif là !!
un nez splendide sur les raisins de corinthe, les pêches jaunes et une fraicheur de derrière les fagots !
la bouche présente une concentration exceptionnelle, un richesse en extraits fabuleuse, une grande finesse, mais là ou ce vin mérite son superlatif d'exceptionnel, est qu'il possède une acidité assez basse mais ou la richesse semble presqu'aérienne et rend le vin super-buvable bien du côté sirupeux de certains liquoreux qui manquent d'acidité, un vrai tour de force et un numéro d'équilibriste digne des meilleurs numéros de cirque, gracias, somptuoso !!! exceptionnel !

si bien que le 15/10 rivesaltes ambré issu du millésime 1998 semble bien mal loti, et pourtant il n'est pas en reste, loin s'en faut ! mise en bouteilles en février 2006 !
issu de 100% grenache blanc, il dégage un nez très marqué par le côté oxydatif et les raisins de corinthe, ainsi que des fruits jaunes confits
en bouche ce vin possède du caractère (il en fallait pour paser après le arena !), de la vivacité, de l'ampleur, du charme, un équilibre magnifique, et aussi une très grande longueur, bref excellent+/exceptionnel me parait amplement justifié !

un grand merci à tous ces vignerons qui se sont déplacés pour notre plus grand plaisir, un grand moment de partage, ou l'on a le temps de discuter et de partager ses impressions
à noter que karen Poulleau faisait en même temps une exposition de ses oeuvres.
je suis mal placé pour juger de manière adéquate ses peintures mais j'ai beaucoup aimé celles qui étaient exposées, elles étaient très jolies, subtiles et très fines
chapeau l'artiste !
merci de m'avoir lu !
l'AFTER de bû
vous n'êtes pas sans savoir qu'une telle dégustation, que je vais recommenter car ma rage est passée, enfin presque !, n'est complète que si le soir nous partageons un bon moment ensemble !
on appele ça "l'after" ou le "OFF"
moment de regouter quelques flacons qui ne sont pas finis et j'avais amené quelques petites choses pour les regouter et avoir l'avis des autres convives qui ont bien voulu se prêter au jeu
le premier est un clos du jaugueyron 2001 margaux qui possède une surface de 0,18 hectares !!!
j'ai lu que parker l'avait noté 90, et sur ce flacon ce n'est nullement justifié ! le nez est totalement fermé, en bouche on sent une belle finesse, un bel équilibre, une structure correcte mais le vin finit court et le bois est encore présent, bref moyen+ et encore...
domaine balliccioni 2007 faugères :
j'avais super-bien gouté ce vin au salon des vins de la bouille, là beaucoup moins, le nez est marqué par les épices, la bouche est assez ample et relativement agréable mais manque de longueur, à regouter assez bien 
domaine Rousselin 2005 rendez-vous syrah :
un 100% syrah comme indique son nom. beaucoup de finesse, fraicheur, du fruit rouge, des épices, mais il est capiteux et l'alcool ressort, petite longueur trop discrête assez bien 
feuille de garance 2007 côtes du rhône :
un vin bien fait, un nez ample, très marqué par les fruits rouges, fraicheur, un vin de plaisir et un bon équilibre mais sans longueur, assez bien !
domaine Rousselin rendez-vous grenache 2007 :
un grenache du roussillon qui possède un nez marqué par les épices et les fruits noirs, fraicheur est là, mais très simple pour son prix (11 roros) et il finit court ! moyen !
chateau la casenove 2000 côtes du roussillon :
mon impression première est confirmée : ce vin manque cruellement de finesse ! les épices sont là, la fraicheur aussi, avec des notes d'évolution de cacao et de cuir, l'équilibre est bon mais la finale courte, le moins bon que j'aie gouté du domaine aujourd'hui assez bien+ 
chateau des noyers 2005 coteaux du layon :
je ne sais que dire : le vin est agréable avec des notes de pomme confite, un équilibre agréable et une longueur à peine acceptable, un vin qui semble tombant, rien à voir avec les 3 déja bues ! BOF 
domaine Rousselin "vin doux" rivesaltes grenat :
notes de figues au nez, beaucoup de puissance, mais moins que la dernière fois que je l'ai gouté
la bouche est très bien faite, bien équilibré, riche et agréable à la fois, très buvable, mais pèche par manque flagrant de longueur, une véritable déception tant j'avais été emballé par ce vin à la bouille ! bien sans plus
domaine du trapadis 2005 ponchonnières :
pour ceux qui ne suivent pas (c'est pô bien !) c'est une vendange tardive de grenache, un liquoreux hors normes d'une richesse en extraits somptueuse, même si là il était servi un peu trop chaud, c'est très grand 
le syrah léone 1998 de chez peyre rose servi en magnum :
il présentait des notes d'épices, de poivre avec un léger (très) début d'évolution, un vin très aérien avec un équilibre somptueux, une superbe longueur, bref un grand vin qui n'est qu'au début de sa vie ! hein loïck ???
allez un grand merci et boujoux à la prochaine !
j'ai bu à bû le CR 22 mars 2009
dégustation du 22 mars dernier
je ne donnerai que des impression vagues car ma chère et tendre bourrique de femme m'a foutu en l'air le CR très complet que je faisais depuis 9 heures et j'ai eu le malheur de lui laisser une demi-heure, CR non publié, à 14 heures, 5 heures de foutues en l'air merci encore !
bref une très belle journée donc je serai très bref car je suis en pétard comme jamais !
chateau du bloy présenté par bertrand Lepoittevin-Dubost :
beaucoup aimé le montravel blanc 2007 bien+/Tbien
encore un peu plus le lilia 2006 montravel blanc : très bien
le bergerac rouge qui sent son terroir bien+
et le bloy 2004 dont le potentiel est évident très bien+
sébastien riffault (sancerre)
j'ai beaucoup aimé toute la gamme
du akméniné2007 blanc (bien+)
auksinis 2007 blanc : très bien+
skeveldra 2007 blc : excellent- grosse minéralité et tension
raudonas 2007 rouge : très bien
une gamme en dehors des sentiers battus sancerrois
chateau cornélie présenté par patrick et maria grisard :
le 2005 se goute toujours aussi bien et commence à évoluer un peu mais gros potentiel très bien
le 2006 semble se refermer et faut remuer le verre pour qu'il s'exprime pleinement très bien+
le 2007 est une splendeur, déja fondu, puissant tout en étant presqu'aérien, très buvable et d'un grand potentiel excellent-
le 2008 très prometteur qui semble déja bien abouti alors qu'il n'a pas encore fait sa malo, bien++
le amabilis 2006 est fondu et harmonieux très bien
chateau beauséjour (montagne saint-émilion) présenté par pierre bernault :
le rosé 2007 frais et gourmand assez bien-
le "B" de bû qui est facile et accessible mais un peu cher à mon gout assez bien
le beauséjour 2006 encore serré mais d'un beau potentiel très bien+
et le 1901 exceptionnel avec des très étonnantes notes de salinité qui en font un vin OVNIesque, excellent+/exceptionnel !
vins argentins présentés par else Bliekast :
domingo hermanos molina 2008 torrontès : très belles notes de bonbon anglais, très ample et plaisant, très bien
malbec 2005 san rafael (A.Roca) accessible, gourmand, très fin et aérien, trèsz bien
A.Roca cabernet sauvignon 2004 san rafael : beaucoup de potentiel et déja très abrodable et gourmand très bien+
peyre rose présenté par marlène Soria :
un rosé/rouge qui a beaucoup plus à voir avec un rouge qu'avec un rosé, bien+
clos des cistes 2003 : ample, minéral, très long, excellent !
syrah léone 2003 : tanins gourmands, grande finesse, excellent
marlène N°3 2003 : grande structure, long ample et fin, bien+/TBien
oro blanc 1997 : notes de clous de girofle, grande longueur excellent
domaine le bouscas (gascogne) présenté par floréal Romero :
vaïhana (2005) VdT blanc sec : très bien+ très floral
sang chaud (2005) VdT rouge issu du tannat, encore dur et un peu astringeant, mais du potentiel bien
la dulcinée (2003) liquoreux : un 100% colombard exceptionnel !
la casenove (roussillon) présenté par frédérique Barriol-Montès :
un blanc les clare 2004 VdP des côtes catalanes : oxydatif, grande bouche, grande longueur très bien+/excellent
la garrigue 2005 VdP des côtes catalanes rouge : très fin et épicé, très bien
rivesaltes 15/10 1998 rivesaltes ambré VDN : raisins de corinthe, fruits cuits, oxydatif, grosse longueur, excellent+
S'ARENA : grandissime liquoreux, très ample très long exceptionnel
merci à tous, je referai un CR certainement en plusieurs parties passque là j'ai qu'une envie, tout casser
@+
26 mars 2009
chateau beauséjour 1998 st émilion 1er grand cru classé B
il y avait belle lurette que je n'avais pas ouvert un tel flacon
à noter que le bouchon n'est pas du tout imbibé, totalement parfait d'un bout à l'autre
l'histoire de ce flacon est ce qu'il y a de plus banal : cet après-midi, DHL passe me livrer ce flacon tant désiré, mon petit cadeau personnel en retard pour mes 32 printemps
donc jusque là tout va bien, nous sommes d'accord
le temps est pourri, il flotte comme vache qui pisse, je suis à la maison avec mon bambin qui roupille tranquillement à l'étage, ma femme partie aux courses, l'ordinateur qui marche nickel, pas de coup de téléphone intempestif
seulement voilà, le problème ne vient pas du bouchon
je vais vous faire une colle : comment ouvrir une bouteille sans tire-bouchon ???
vous allez me dire avec 2 clous (j'lai déja fait quand on a soif...) NAN
j'ai une autre solution : 
un gros et énorme snif, re-snif, et re-re-snif,
inutile de vous décrire à quel point je suis dégouté, d'autant plus que je l'avais eue à un très bon prix (35 euros) et que c'est diablement difficile à trouver, surtout dans un si bon millésime
un de mes crus préférés que je n'aurais vendu pour rien au monde, voilà, au lieu de finir glorieusement et comme il se doit sa carrière dans mon gosier et de mes invités du jour, il finira lamentablement dans les égouts saint-sauveuriens...
quand on a 2 mains gauches, c'est qu'on est droitier...
hier et aujourd'hui
hier, j'avais pas le coeur à faire un joli compte-rendu, fatigué physiquement et moralement de mon état
donc aujourd'hui, jour ou je suis bien plus avenant et surtout de retour de chez mon ami maxime des caves bérigny ou j'ai pu gouter quelques petites choses
on commence par hier soir
le premier vin, je m'attends au pire
chateau soleil 1990 puisseguin-saint-émilion :
le bouchon est plus qu'imbibé et a même coulé (niveau bas goulot, intérieur de la capsule fortement oxydé (noir)) bref pas bien engageant
la couleur est d'un acajou/brique/orange bien peu engageant elle-aussi...
le nez est très nettement marqué par la fraise des bois, le sous-bois et l'humus
en bouche l'alcool et l'amertume ont la part belle, totale devrais-je dire, pu de corps, pas de longueur, tel un mauvais vin de table mal fait, pour être bref, y'a pu rien
pour la quatrième fois en 1 an, y'a pu rien et c'était sa dernière chance
mauvais !
le chateau la liquière 2006 faugères :
aussi incroyable que ça puisse paraitre, ce vin est très nettement sur le déclin : je m'explique avant de prendre une volée de bois vert : hier j'ouvre la bouteille dont le nez rappelle la cerise noire et la réglisse, très simple mais plaisant me dis-je, mais aussi une foutue odeur de vernis à ongle qui m'interpelle et qui reste même aujourd'hui 18 heures après ouverture, bouteille laissée ouverte
la bouche possède une attaque peu nette légèrement champignonnée, le milieu de bouche présente de légères notes de réglisse mais la fin de bouche se fait attendre, à part l'alcool, y'a pu rien à part une amertume frappante, le tout tombant comme un couperet
la couleur pourtant d'un beau rubis largement éclairci sur le bord ne prêtait pourtant pas à une telle conclusion mais on a vraiment l'impression qu'il n'y a rien dans ce vin
si c'est une période de fermeture, elle est très sévère et me parait peu probable...
je lui laisse une dernière chance ce soir
en l'état moyen
et pis today comme on dit de l'autre côté du "channel", yes sir ! un petit tour chez l'ami maxime que je n'ai pas vu depuis au moins 3 semaines
petite discussion sur le mazis chambertin cuvée A de chez dominique laurent que je lui ai acheté récemment mais aussi de mes déceptions très récentes de chez baudry (2005) la liquière 2006 (d'hier) du clos de la briderie 2005 de la semaine dernière, sans oublier le cistus 2004 qui était franchement moyen !
et là zou c'est parti
domaine des guyons 2008 saumur blanc cuvée vent du nord :
eh bien j'en ai une bonne opinion ! le nez est très beau sur le minéral (pierre à fusil) et semble très tendu
la bouche confirme la très bonne tenue de ce vin : la tension est réelle mais ne me gêne pas, la matière est agréable même si on sent bien que l'on n'a cherché la concentration, la finale est agréable, minérale et légèrement saline, sera très bien avec des fruits de mer assez bien
Binner "il avait l'"R" bon mais... 2003 vin d'alsace :
petite présentation de ce vin par éric reppert :
"
Cépage Riesling - région Alsace - vin blanc sec - bouteille de 75cl - AOC Alsace
Lisons simplement la prose de Christian Binner sur la contre-étiquette :
"Ce
vin est issu de nos Riesling du vignoble granitique d'Ammerschwihr où
ce cépage excelle depuis des siècles mais l'INAO n'en a pas décidé
ainsi et y a trouvé les défauts suivants :
Oxydatif, manque de soufre (en effet pas de soufre ajouté dans ce vin)
Trouble (je ne l'ai pas filtré non plus)
Manque
de typicité (certainement car les rendements de ces vignes s'établit à
40 hl/ha au lieu des 86 autorisés par l'AOC et les vignes ne sont pas
désherbées chimiquement, les jus non levurés et non tartriqués (ajout
d'acide tartrique artificiel).
je vous propose donc de découvrir ce
vin qui n'a plus rien à voir avec un Riesling alsacien...". Nous vous
invitons à carafer longuement ce vin (minimum 2 heures). Méthodes de
culture respectueuses de l'environnement.
Bouteille de 75cl
AOC Alsace (Ammerschwihr). Il a été refusé
à l'agrément en tant que Riesling mais accepté comme simple AOC Alsace
sans mention du cépage. 
Le
Domaine viticole Joseph et Christian BINNER est situé en plein cœur du
vignoble alsacien, dans la poche de Colmar, réputée pour la qualité de
ses vins et son excellent climat (zone la moins pluvieuse de France,
avec 550 mm de pluie par an). Viticulteurs de Père en Fils depuis 1770,
la famille BINNER exploite aujourd'hui 6 hectares de vignoble, dont une
belle partie en coteaux et tout particulièrement sur le prestigieux
lieu-dit du Kaefferkopf. Entièrement propriétaires de nos vignobles,
ils cultivent, récoltent, vinifient et commercialisent exclusivement
leur récolte (aucune activité de négoce). Monique, Audrey, Joseph et
Christian BINNER se répartissent les différentes tâches sur le domaine,
avec l’aide d’un employé viticole. Historique D’après les recherches
effectuées, les Binner sont Vignerons Récoltants à Ammerschwihr depuis
1770. Avant cette date, la famille aurait exploité des vignobles dans
le Bas-Rhin, pour s’installer ensuite à Ammerschwihr, suite à un
mariage… Durant la guerre de 39-45, Ammerschwihr a été totalement
détruit.. Eugène Binner décida de construire les nouvelles caves
souterraines en dehors du village, dans le vignoble. Deux générations
de vignerons bâtisseurs (Eugène et Joseph) ont permis d’établir un
domaine alliant l’esthétique et la forte capacité de stockage, utile
pour mener à bien leur stratégie de production.
L’âge moyen des
vignes est de 25 ans, avec des parcelles de plus de 60 ans et 40% de
vignes de près de 35 ans. Rendements moyens: 1980-89: 68 hl/ha /
1990-99: 59 hl/ha / 1993-97: 50 hl/ha, soit 45% de moins que le maximum
autorisé actuellement (88 hl/ha).
Géologie
Les communes
d’Ammerschwihr et de Katzenthal sont établies sur une zone à dominante
granitique, avec de nombreuses variantes selon les terroirs et les
coteaux (granite migmatique, métamorphique, loessique, plus ou moins
argileux ou caillouteux, avec des strates greseuses et calcaires…).
Expositions solaires sud – sud est, tout particulièrement pour les
coteaux classés dans le Cru du « Kaefferkopf ».
Vignoble
La plupart du vignoble du domaine est établi en coteaux, souvent aménagés en terrasses, avec des pentes jusqu’à 55%.
Culture du Sol
Activités
biologiques du sol préservées, grâce à l’absence d’utilisation
d’herbicides et la mise en place d’un enherbement naturel et permanent.
Aucun engrais minéraux chimiques (épandage de compost biodynamiques et
de fumiers organiques). Labours d'hiver. Traitements de la Vigne
Raisonnés, sans utiliser d’insecticides de synthèse, et en suivant les
principes d'une agriculture respectueuse de l'environnement."
je ne lis que maintenant qu'il conseille de le carafer 2 heures avant au moins, ceci expliquant certainement celà
la couleur n'est pas vraiment trouble, mais le dépôt au fond du verre est important, surtout pour un vin blanc
le nez semble assez peu net avec une note rappelant la poussière, le champignon, tout en ayant un manque d'acidité très net, défaut que l'on retrouvera en bouche, effet millésime je suppose
la bouche n'est pas mal, marquée par un côté "sale" dans le sens ou une impression de poussière domine au départ, "défaut" qui va ensuite s'estomper sans disparaitre totalement toutefois
il y a très peu d'acidité voire pas du tout, et la finale est agréable sur les fruits jaunes surmuris mais sans relief
bref, j'avoue que ce n'est pas ma tasse de thé, même si un coup de carafe ne lui aurait sans doute pas fait de mal, mais je ne jouais pas à domicile
à revoir
chateau la liquière 2007 faugères :
le nez est clairement marqué par la cerise noire et une fraicheur assez limitée.
la bouche n'est pas vraiment nette, sans être ni bonne ni mauvaise, mais bien mieux que celle d'hier, heureusement, un ensemble assez agréable mais dont l'équilibre me semble précaire,un fruit quand même assez présent, une structure fine mais pas élégante, une certaine finesse mais une amertume marquée en finale me laisse perplexe : attendre ou est-ce que le vin est comme ça, je ne saurais dire
assez bien+
domaine bernard Baudry 2006 chinon :
le 2005 m'était apparu comme très poivron vert et d'acidité très forte : là il fauit dire qu'on en est loin !
le nez est certes marqué par le poivron (mais rouge celui-là) et la cerise noire, belle acidité pas du tout excessive
la bouche est agréable, l'équilibre est correct sans véritablement être bon, l'ensemble est monolithique et manque sérieusement de relief, ni bon ni mauvais est l'expression qui me semble le plus coller à ce vin, la finale est moyenne et pas du tout inoubliable
même si cette bouteille est loin d'être aussi mauvaise que le 2005, j'avoue ne pas avoir collé car il lui manque le peps qui lui ferait me plaire et en acheter, pour le cas, je n'en prendrais pas
assez bien sans plus !
on finit lamentablement par un flacon que j'ai amené
chateau la tour de by 1990 medoc :
cette bouteille fait partie des premières que j'ai achetées fin 97 ou début 98 pour un quignon de pain
le bouchon est totalement imbibé et présente des traces très nettes de coulures
le nez présente des notes champignonnées, de poussière, de sous-bois, mais de fruit nous n'avons plus !
la bouche est presque totalement décharnée, restent bien des légers tanins, tout discrets, mais pas grand-chose d'autre, l'alcool ne domine cependant pas et n'exacerbe pas les autres défauts, rendant le vin buvable mais inintéressant, ou presque
ce flacon était le dernier d'un carton de 6 et c'est sûrement la plus mauvaise goutée à ce jour, le boucheon fatigué en est sûrement le responsable, car celle goutée il y a 2 ans était encore d'une belle fraicheur avec pas mal de matière, je ne pense pas que le vin ait pu décliner aussi vite en si peu de temps
presque éteint !
il n'y a bien sûr aucune conclusion à tirer de ce genre de coup de pas de bol, nous savons tous qu'un flacon peut être défectueux
une seule conclusion : soleil 90 est mort (chez moi toujours) et pour les autres, ne comptez pas sur moi pour les réessayer
23 mars 2009
la haute-normandie dans le languedoc
depuis que je les ai rencontrés, je vis une aventure
ils m'ont apporté une joie supplémentaire, le plaisir de partager, de déconner aussi, encore un peu plus que j'en avais l'habitude
gunthard puissance 10 : pas le temps de dire "on entendrait une mouche voler"
la déconne totale tout en restant sérieux
mais avant tout un énooooooooooooooooooorme merci à olivier de nous avoit reçus (tu regrettes pas dis...)
un grand merci à gildas de se dépouiller pour l'organisation malgré le foutoir que nous avons mis de par nos apports et "offs" pas prévus pour 2 sous... il a palié et a réussi, malgré son flacon bouchonné, ce n'est que partie remise !
quelques photos pour vous présenter la table : 


les aventures des fous-furieux haut-normands continuent donc avec à la baguette gildas
didier (alias amadeusmaldoror)
olivier (notre hôte d'un jour)
franck et marie (son ministre des transports)
jean-françois (la victime du qu'est-ce que ça peut'foutre !)
et la personne (plutot le zouave) qui écrit ces quelques lignes (j'rentre pas dans la photo désolé !)
après coup je me rend compte que j'ai omis de prendre en photo les différents plats, seul rescapé du carnage, le plateau de fromages !
on attaque passque gildas a soif
une petite mise en bouche pour nous aviner le palais ;
la robe du soir est d'un jaune-paille clair et les larmes grasses coulent doucettement le long de la paroi du verre,le nez est sur les fleurs blanches et les fruits secs, la bouche est ample en attaque mais se resserre un peu ensuite, l'équilibre est bon, le vin encore assez tendu et de bonne longueur bien+
c'est un meursault "limozin" 2006 de chez michel Bouzereau
le suivant est amené par bibi, bouteille ouverte en entamée la veille
forte salinité au nez comme en bouche, belle ampleur, bel équilibre, beaucoup de minéralité, et très belle longueur, moi qui ai du mal avec les blancs, j'ai beaucoup aimé très bien ! c'est un terres salées 2005 de christophe Barbier Vin de pays des côtes de perignan issu de 100% bourboulenc francs de pied situés sur un ancien marais salant !
le vin numéro 1 (le vrai) possède un nez joliment floral, sur la pêche blanche et minéral, la bouche estgrasse, ample, agréable et immédiate, d'une bien belle tension, dotée d'une finalle assez courte minérale et saline à la fois très bien pour ce domaine Mourgues du grès "les galets dorés" 2007 costières de nîmes très accessible tant niveau dégustation qu'au niveau prix (autour de 6 euros !)
le second possède un nez basé sur les fruits jaunes (pêche) et donne d'une maturité nettement plus avancée de la bouteille qui l'a précédée. l'élevage se faire quelque peu sentir (vanille)la bouche possède une certaine finesse et une amertume noble, ce vin semble légèrement patiné (élevage en fûts) assez facile, la finale est longue et épicée bien+.
c'est le grand frère mourgues du grès "terres d'argence" 2006 vin de pays du gard
le suivant n'est pas loin de déchainer les passions, mais il est écrit que le sang ne coulera pas aujourd'hui, le nez est légèrement mielleux et essentiellement marqué par des notes de poires, en bouche le vin est fin et agréable, mais donne aussi l'impression d'un vin déja bu à plusieurs reprises presque "international" trop facile, bref, un manque de personnalité assez bien
performance mitigée pour ce daumas gassac 2005 blanc !
le suivant se goute super-mal : le nez est très boisé, aussi mal maquillé qu'une pouf' avec des notes de boisé et de réglisse, fruits jaunes, mais aussi de pneus chauds, la bouche est de bonne maturité (presque trop)et manque d'acidité, j'aurais voulu regouter ce vin que j'ai amené mais ce sera la prochaine fois BOF en l'état pour ce "equinoxe" du domaine de l'Arjolle 2005 vin de pays des côtes de thongue, à revoir
nous continuons avec un vin dont le nez parle la même langue que moi, une fois n'est pas coutume (parlons le mec bourré ensemble !) il est puissant sur la pomme et la poire, d'une belle complexité, la bouche est d'une belle droiture et d'une belle pureté, finesse superlative, la finale est longue et légèrement saline, tel un moment qu'on voudrait infini, j'ai adoré ce vin issu à 95% de chenin (du ch'nin en patois haut-normand) très bien+/excellent pour ce Roc d'Anglade 2004 vin de pays du gard
le flacon suivant ne se montre pas à son avantage et pourtant au dévoilage de l'étiquette je tire le gue...e car j'en ai en cave, le nez se présente, très minéral avec un fruit complètement en retrait, fermé à double-tour de son état, en bouche le vin parait simple, facile, légèrement lacté, doté d'une belle finale cependant, saline et fortement marquée par le "caillou" c'est un milouise 2006 de chez jean-philippe Padié qui, en l'état actuel, ne se donne pas, mauvais caractère, encore pire que le mien ! bien 
bon après ces quelques mises en bouche, somme toyute assez sympatiques, je commence sérieusement à avoir soif, nous avons une réputation à tenir, non dédlà !
un nouveau off arrive de je ne sais ou (ou de chez qui je sais pas) le nez pinote fortement avec ses notes de fruits rouges et de violette, en bouche il n'est que verdeur, râfle, agréable tout de même, mais trop tendu en l'état, finale sans souvenir particulier pour ma part assez bien
c'était un gevrey-chambertin village 2006 de chez Coquard-Loison-fleurot ... c'est sans commune mesure mais je préfère leur échezeaux !
ensuite un grand moment, en effet l'ami franck (RZAC23 de son état) nous sert un vin dédié à didier (amadeus...), personne ne pige...BOF, on verra après !
le nez est agréable sur les fruits noirs et la réglisse, un ptieu de caramel, en bouche le vin est agréable, bien fait et "chaud", fortement marqué par les épices, la finale est moyenne
il s'agit du vin de merde "cuvée des philosophes" 2007 vin de pays de l'hérault dédié donc à mon prof de philo préféré !
le suivant que j'ai amené, je l'ai ouvert la veille, suite à l'énorme dépot (1/4 du flacon) je décide de le carafer, de rincer la bouteille à l'eau froide et de remettre le vin en bouteille
présenté donc pour l'occasion car je n'ai pas trop aimé la veille, le lendemain le vin se présente mieux, même si on sent une hyper-surmaturité voulue et pas désagréable, un vin dont la très basse acidité et la grande richesse aromatique (pruneaux et figues) n'ont eu d'égal que la complexité, et n'étant nullement lourd, tel un équilibriste près à descendre d'un étage et qui se maintient on ne sais comment, la finale est ample mais assez courte, bien pour ce cuvée "maxence" du domaine Mondon "la vigne du meunier" 2005 vin de table issu d'un 100% seibel 5455, cépage hyper-rare ! bien quand même, d'autres ont adoré
bon on arrête la récréation, petits enfants mal-élevés que nous sommes, pour repartir de l'avant dans la thématique prévue à l'origine, pauvre gildas...
le vin est fermé hermétiquement au nez (comme en bouche d'ailleurs) quelques notes très vagues de fruits rouges, mais c'est tout mamzelle !, la bouche se présente par une finesse réelle, mais le vin présente des tanins assez durs et très secs, si bien qu'un verre d'eau est obligatoire après, si l'on fait abstraction des tanins la matière est serrée mais agréable, mais le vin incontestablement pas en place et finit assez long sur une amertume noble (écorce d'orange) en l'état bien, à revoir dans le temps
ce clot de l'oum "la compagnie des papillons" 2006 côtes du roussillon-villages ne se goute pas bien et colore les dents, à regouter plus tard (franck, parait que t'en as)
le suivant possède un nez fortement marqué par le viandox et la café, élevage pas fondu de toute évidence !, beaucoup d'épices, en bouche le bois est encore là mais est presque fondu, rendant lme vin gourmand et agréable, les tanins sont mûrs, et la finesse belle. l'ampleur est belle, mais je lui reprocherais son manque de longueur bien+
c'est un domaine de grécaux "terra solis" 2003 coteaux du languedoc !
le suivant est à prendre entre-parenthèse car pas prévu à l'origine (un de plus... bande de mauvais hôtes !) le nez marqué par la réglisse et les fruits à noyaux, un peu viandé aussi (réduit), la bouche est concentrée étriquée et serrée avec un flagrand manque d'ampleur, les tanins sont très durs et rappellent le clot de l'oum, ce vin semble fermé à double-tour et se goute super-mal et nous arrache le palais !, à regouter dans une autre occasion, c'est encore un clot de l'oum la "compagnie des papillons" mais 2005 ce coup là assez bien et servi carafé ! à revoir !
on repart dans le thème (décidément on en fait des kilomètres en trop !) avec un vin au nez explosif, qui pète le fruit (rouges et noirs) d'une ampleur, presque trop beau , épices douces, ça promet, la bouche est largement aussi belle d'une belle fraicheur, très ample et d'une très belle finesse à la fois, un très beau "jus",structure soyeuse à souhaits, pur et de caractère, très agréable mais qui manque de complexité, une bomba de fruits !, petite longueur, mais ce les pampres 2007 du mas laval vin de pays de l'hérault a largement fait son oeuvre, surtout à moins de 8 euros ! très bien 
le suivant est l'anti-thèse totale du précédent : le nez est très marqué par la réglisse et les fruits noirs, en bouche on sent de suite que l'élevage n'est pas fondu, elle manque de fraicheur et parait lourde, lme volume est beau, mais l'alcool ressort et les tanins sont très durs et secs, bref c'est très moyen, surpris suis-je de constater, comme mes compagnons de fortune, qu'il s'agit d'un Mourgues du Grès "terre d'argence" 2005 costières de nîmes et que j'en ai en cave, soit ne pas toucher, soit prier... car l'extraction semble trop importante, à voir dans le temps !
le suivant, je sais que gildas se faisait un plaisir de nous le faire découvrir (enfin pas à moi qui en ai bu une semaine avant), manque un bouchon récalcitrant qui a voulu nous faire partager tout ce qu'il avait de mauvais en lui en a décidé autrement, dommage car j'aurais eu plaisior à regouter ce domaine Lacoste-Germane "le cade" 2003 vin de pays d'oc ! ce sera pour une prochaine fois...
le suivant partage fortement l'assemblée et pour cause, il a divisé tous les amateurs qui l'ont gouté et depuis longtemps. le nez est marqué par les épices douces, le cassis et les fruits rouges, nez fin et discret qui n'était pas sans rappeler le cabernet sauvignon de daumas gassac ! la bouche est très austère, tout en étant distinguée et sioyeuse à la fois, malheureusement en l'état elle n'a pas grand-chose de plus à nous dire, renfrognée de son état ! belle rondeur qui nous fait pester encore plus de sa fermeture, même pierre est déçu de ce daumas gassac 2001 vin de pays de l'hérault qui nous fait la tête, à revoir, en l'état bien+
le successeur de celui-ci sur la table et dans nos verres est très fermé au nez, je ne me rapelle pas du peu d'ar$ômes qu'il pouvait dégager. la bouche par contre possède une bonne fraicheur, même si l'alcool est fortement présent, le vin semble très mûr et présente des tanins très durs à la fois, beaucoup de mâche, bref, il est fermé et ne donne pas ou peu de plaisir pour l'instant, en l'état BOF à revoir. c'est un domaine saint-antonin "magnoux" 2005 faugères 
le suivant présente un nez nettement plus ouvert sur les fruits rouges, les épices douces et d'une jolie finesse, la bouche confirme cette première et belle impression, car le vin présente des tanins bien fondus et gourmands, il est harmonieux, assez ample, une vraie bombe de fruits, en vla un qui me plait ! très bien c'est un autre domaine saint-antonin "magnoux" 1998 cette fois, bravo !
on continue avec un vin qui semble facile de prime abord, et le nez confirme cette impression : fruits rouges au nez, la bouche se présente très gourmande et soyeuse à la fois, le vin a un très bel équilibre et une belle fraicheur, ample et gouteux, il se boit remarquablement bien en ce moment,bonne longueur gourmande. bien+ pour ce léon barral 2005 faugères (pas tradition ça existe pu !)
la confrontation avec ce second vin sera vite taillée, tellement on tape dans un autre monde ! le nez de ce vin est ample et complexe à la fois, et ce, malgré quelques notes fermentaires (cidre, vieux calva), mais les fruits noirs sont bien là, ouf ! la bouche est ample et possède des tanins bien présents fermes mais de qualité, l'équilibre est très beau, pas une once d'alcool en vue !, finale longue avec des notes légèrement minérales, très bien+, c'est un léon barral "jadis" 2005 faugères chouette, encore une que j'ai en cave !
on continue avec un nez de crême de cassis, d'une complexité naissante qui nous fait automatiquement penser à un vin jeune. en bouche c'est l'explosion !très concentré et très ample (j'ai de nouveau la bouche trop petite pour contenir tous les arômes !) le fruit pète littéralement, les tanins très abondants galopent pour notre plus grand plaisir sur toutes les parois de nos palais avides de boire plus souvent des vins de cette qualité, ces tanins sont très fins, et amples et donnent l'impression de mordre à pleines dents dans le fruit, c'est le pied put... que c'est bon, c'est grand, c'est un valinières 2005 de chez léon barral, je suis assis, sinon je serais sur le c.. !! excellent+++++++++++++++ pour moi LE vin du jour !
le second est mal parti et pourtant est très loin de démériter, le nez présente une très jolie finesse sur les fruits noirs, la bouche est gourmande et semble à maturité, la finesse de la structure est très belle, le vin roule en bouche et me plait beaucoup, j'aurais plaisir à en encaver !, très bonne longueur. c'est un Métairies du clos clos maries 2002 pic saint-loup vieilles vignes bigre ! très bien+ !
ensuite, franck fait la tête en débouchant, quoi n'est-il, bouchon pourri ???, pété dans le goulot ??? il a oublié quelque chose ??? nan, même pas c'est un rouge s'écrie t'il ! ça devait être un blanc
pas grave, une fois que la bouteille est ouverte, il faut la boire
le nez se présente frais et fruité, très facile d'abord, agréable, la bouche a un peu plus de mal et n'est pas en place : l'attaque est facile sur le fruit, mais le milieu de bouche accuse un creux et un côté terreux qui ne sied guère eu niveau d'ensemble, très léger et avec une longueur très petite, ce vin se goute mal à revoir, mais un pinot qui passe après une série de "gros" languedoc puissants, pouvait-il en être autrement
c'est un marsannay "combe du pré" 2006 de jérôme Galeyrand, qui n'est pas prêt de devra attendre son heure !
nous finissons avec une petite douceur, qui a été carafée pour l'occasion, histoire de se faire belle avant d'aller danser
danser, elle sait faire, car le nez légèrement oxydatif sur le raisin de corinthe et une première bouche un peu portée par l'alcool m'a fait un poil peur, tout ceci se met en place et la bouche s'élargit très nettement, le vin se présente alors comme net et d'une belle pureté, le rôti est aussi de la partie ainsi qu'une petite touche de minéralité, la finale s'allonge magnifiquement, très bien++ pour ce domaine ravanès" l'ille" 1998 mout de raisins partiellement fermentés issu d'une récolte 100% botrytisée de 100% ugni blanc ! un vin étonnant, dans tous les sens du terme !
et voici la série complète, journée bien remplie kâ même !
et maintenant, nous avons une réputation de gentils barjots à assurer, sinon vous allez croire que nous sommes des gens normaux, faut pas déconner kâ même !!!

vincent et marc en pleine forme à la fin du repas, vincent a eu peur que le ciel ne lui tombe sur la tête !!!

marc qui en a eu marre qu'on lui dise de s'écraser, même quand il a rien à dire, il parle quand même !!!

bah oui marc, c'est pas beau de vieillir !!! (il va croire que je lui en veux, moi-aussi je t'aime !)

gildas qui a tellement faim que couper ne sert à rien (terrine de lapin !)
bref, j'ai passé un après-midi du tonnerre et je vous remercie tous et toutes de ce super moment passé en votre compagnie
en route pour le ch'nin !
histoire de vous mettre en bouche :
quelques photos de la réunion d'hier
le classement 2006 de saint-émilion définitivement annulé !
un ennième et sûrement dernier rebondissement dans ce dossier chaud/bouillant
en effet le tribunal administratif de bordeaux vient de confirmer l'annulation de ce classement
le détail ici
il y a une chose que je n'arrive pas à comprendre : en quoi pour le marché national est-ce une nécessité de faire appel sur appel ??
la meilleure des choses pour ceux qui voulaient un nouveau classement aurait été de tourner la page et de recommencer
pour la france, la garantie de qualité vient beaucoup plus du nom de la propriété que du classement dont tout le monde se fout (apparemment pas !)
en ces temps de crise ou l'export est très dur, ça n'aura qu'une incidence très limitée alors à quoi bon s'acharner
on nous a bourré le mou depuis trop longtemps, il est temps de revenir à plus de raison et de respect de l'amateur, tant niveau qualité en arrêtant de nous abreuver de jus de bois (suivez mon regard) et de garder des prix corrects sans faire le yo-yo d'une année sur l'autre
c'est une personne qui voit tous les jours ou presque des 2005 bradés qui vous parle !!!
21 mars 2009
domaine Mondon "cuvée maxence" 2005 vin de table...
un vin issu d'un cépage ultra rare : le seibal 5455, inconnu avant que je ne le voie sur le site d'éric Reppert, par curiosité, j'en avais pris une bouteille
le bouchon sort parfait, pas imbibé
la couleur est d'un grenat dense et sombre, légèrement éclairci sur le bord, les larmes sont fines et trèèèèèèèès lentes
le nez est sur les fruits noirs confiturés, du genre mûre et myrtille confite, récoltés vraisemblablement en nette surmaturité. le cuir et des notes de fermentation viennent compléter le tableau, ensuite viennent des notes de réduit genre brûlé et pneus (on se serait cru chez michelin !) viennent et s'estompent après quelques heures d'aération
la bouche présente pas mal de CO2 résiduel qui ne s'estompe même pas après une agitation énergique du flacon (donc sans soufre), le double-carafage s'impose et réussit !
le vin se présente comme très concentré et largement surmaturé, puissant et l'équilibre est construit sur une acidité basse. cependant, le vin est très bien fait car malgré une grande richesse en extraits et une acidité basse, le vin ne parait pas lourd du tout, laissant même la bouche "propre" (pas les dents noires...), une certaine finesse se crée au fur et à mesure de l'aération
la finale est assez longue et relativement agréable
moi qui n'aime pas trop les vins surmaturés, je suis servi ! j'ai lu le descriptif d'éric après et tout se comprend. c'est avant tout une curiosité même si ce n'est pas mon style de vin
petit descriptif de l'ami éric reppert
"Cépage Seibel 5455 - région Rhône - vin rouge rond et épicé demi sec - bouteille de 50cl - Vin de Table produit entre St Etienne et Montbrison (42)

Un
vin d'hybride digne de ce nom et quel vin ! Du Seibel 5455 vendangé
début novembre à 16,5° potentiel en vin de glace par plus de -7°C. Une
vendange tardive rouge en vin sec... En fait, Daniel Mondon voulait
pousser plus loin la maturité mais les baies commençaient à tomber. Il
fallait donc ramasser rapidement sous peine de perdre l'intégralité de
la vendange. M. Mondon mérite véritablement le qualificatif de
« décalé ». Débarrassé des contingences de la cave coopérative locale
qui achetait leur raisin, Daniel et Christiane réalisent maintenant des
vins que l'on peut qualifier sans crainte d'expérimentaux. Nous sommes
situés sur le terroir le plus au sud des Côtes du Forez et du
confidentiel Vin de Pays d'Astrée. Chaque dégustation dans sa cave est
un pur moment de bonheur car, outre la sympathie de ce couple, leurs
vins vous expédient, avec plus ou moins de bonheur mais toujours avec
sincérité, dans la quatrième dimension.
Le Seibel 5455 est un cépage hybride croisement de Seibel 4461 avec un hybride de vitis berlandieri et de Jacquez. Les hybrides ont maintenant mauvaise réputation mais il faut savoir que certains de nos ancêtres ne buvaient que du vin d'hybrides. Veuillez cliquer sur « en savoir plus » pour avoir accès à plus d'information sur les hybrides.
Revenons
à ce vin... Daniel Mondon travaillant le plus naturellement possible,
les levures indigènes ont presque « mangé tout le sucre », la Vigne du
Meunier est donc un vin sec. Passé le premier nez sur le kirsch avec
l'aération, le nez évolue vers des arômes très expressifs de fruits
confiturés, de marc et d'épices. Bouche en phase avec le nez avec une
bonne longueur, caractéristique plutôt rare sur les vins d'hybrides.
Pour Daniel Mondon, les hybrides ne doivent pas être travaillées comme
les cépages classiques et la vendange en surmaturité permet d'obtenir
des vins "normaux" sans arômes foxés. Il s'est aperçu que, vendangé à
maturité normale, le "foxé" prend le dessus. Des plats épicés
s'imposent pour cet Objet Vineux Non Identifié. Vinification sans
soufre, léger sulfitage à 20 mg/l à la mise en bouteille pour lui
permettre de se conserver à plus de 14°C. Il y a de très fortes
probalités que vous ayez un vin pétillant, il sera parfait pour un
apéritif original !
Vin de table hybride 15 degrés
(vin de glace) = 4 hl*
Cépage : Plantet 54-55
Vigne plantée en 1960 sur des terres de micaschiste. Cépage rouge donnant d’excellent rosé par contre les rouges sont souvent médiocres. Pour aller contre la nature, les Mondon préconisent des vendanges tardives.
Le (vin de glace) : Les raisins sont
récoltés sans aucun grain de pourriture après des gelées de -7 à -10°C
.La plupart des baies tombent après ces froids rigoureux .
En 2005, les vendanges se sont déroulées le 23 novembre, potentiel sucre 16.5°
La vinification se fait en grappes entières pendant 15 jours suivie d’un pressurage léger .Elevage en fût pendant 4 mois puis mise en bouteille le 6 décembre.
Dégustation : La couleur est rouge intense, nez puissant marqué par le fruit ,le porto,le maury. L’attaque en bouche est douce et finit par un feu d’artifice de délicatesse, léger sucre résiduel.
Mets : desserts au chocolat – viande ou gibier en sauce au cacao
Servir a 16 degrés mais à conserver sous 14°C
Garde sur 5 ans
Les vignes cultivées ou sauvages forment le genre vitis qui comprend de nombreuses espèces répandues sur tout le globe. Chaque espèce rassemble de nombreuses variétés. Chaque variété se subdivise en différents clones.
En Europe, l'espèce principale est vitis vinifera qui est cultivée depuis la plus haute antiquité. Les ampélographes s'interrogent sur l'origine naturelle ou créée de cette espèce. On en recense plus de 10.000 variétés (ou cépages) dont quelques centaines, seulement, sont exploitées. Il existe aussi en Europe de l'Est une espèce sauvage appelée saperavi servenyi qui résiste au très grand froid hivernal.
En Amérique, on connaît an moins 26 espèces parmi lesquelles on trouve vitis riparia, vitis rupestris, vitis berlandieri, vitis lambrusca, vitis aestivalis, vitis cinerea, vitis lincecumii, etc... Ces espèces sont résistantes aux maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium, black-rot) et parasitaires (phylloxéra) qui sont endémiques en Amérique du Nord et qui ont été importées en Europe au 19ème siècle. Leur utilisation comme porte-greffe a permis de sauver les variétés vitis vinifera de la disparition totale. On trouve également en Asie une quarantaine d'espèces botaniques dont la plus connue est vitis amurensis .
A la base de la création des hybrides : le croisement
Le croisement consiste à féconder les fleurs d'une variété déterminée par le pollen des fleurs d'une autre variété. La vigne étant une plante « hermaphrodite », (c'est à dire dont la fleur peut être fécondée par son propre pollen), il est nécessaire de « castrer » la fleur en la privant de ses étamines. Au moment opportun, on apporte délicatement le pollen de l'autre variété choisie sur le stigmate de la fleur à féconder. Lorsque le fruit est à maturité, on en récolte les pépins qui sont, ensuite, plantés pour développer la nouvelle variété. Lorsque la plante a une taille suffisante, on en prélève des sarments dont on greffe des portions (avec bourgeon) sur les porte-greffes adéquats.
La découverte du greffage des variétés de l'espèce vitis vinifera sur des plants américains a sauvé leur existence mais n'a pas solutionné les problèmes causés par leur vulnérabilité aux maladies cryptogamiques.
C'est pourquoi, dès le début du 20 ème siècle, des pépiniéristes ont croisé les espèces vinifera avec des espèces américaines en espérant créer de nouvelles variétés résistantes à ces maladies grâce à l'héritage des propriétés de ces dernières. On les a appelle « hybride »
L'hybridation proprement dite :
Le croisement entre deux variétés de même espèce s'appelle un « hybride-métissé ». C'est le cas du Chenançon Noir (croisement entre les cépages Grenache Noir et Jurançon Noir . La mention « hybride producteur direct » désigne les variétés issues d'un premier croisement entre une espèce sauvage et une variété de l'espèce vitis vinifera comme le Couderc 603, croisement de Bourrisquou et d'une vitis rupestris . Le terme « producteur direct » vient de la résistance de ces variétés aux attaques du phylloxéra, ce qui permet de les planter « franc de pied », c'est à dire sans devoir les greffer."
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